Le FC Nantes a pourtant bien démarré sa réception de Rodez, ce samedi 22 août à la Beaujoire. Killian Corredor, très en jambes face à son ancien club, ouvre le score dès la 4e minute avant d’être rejoint par Ibrahima Baldé sur la première incursion ruthénoise (14e). L’attaquant nantais redonne l’avantage aux siens à la 24e minute, portant son total à deux buts, ses deux premiers sous le maillot jaune et vert.
Une première mi-temps prometteuse
Dans cette vidéo, Corredor revient sur cette première période aboutie : « La première mi-temps, je la vis bien. On joue, on se trouve, on combine. On est dans les duels, on gagne les seconds ballons. J’arrive à marquer mes deux premiers buts. » L’attaquant évoque aussi l’état d’esprit du groupe à la pause : « On rentre à la mi-temps, honnêtement, on se dit, ça y est, enfin, c’est notre saison. Maintenant, il reste 45 minutes, il faut continuer comme ça, et à la 40e, il faut qu’il y ait les trois points. »
Mais cette dynamique est brisée juste avant la mi-temps par une blessure aux ischio-jambiers, qui contraint Corredor à quitter ses partenaires. « J’ai senti les ischios lâcher, c’était impossible de continuer, j’ai essayé », raconte-t-il, avant d’évoquer la suite : « On verra, je vais aller passer les examens pour voir ce que j’ai, en espérant que ce ne soit pas grand-chose et être là le plus rapidement possible. »
Sans lui sur le terrain, le FC Nantes a complètement changé de visage en seconde période, encaissant un but dès la reprise avant de s’effondrer totalement pour s’incliner 5-2. Un basculement que Corredor a du mal à s’expliquer : « On lâche tout, on lâche mentalement, on ne rentre plus dans les duels. On prend un but direct à la reprise alors qu’on sait que c’est le truc qu’il ne faut pas faire. »
L’équipe plonge un peu plus
Il s’agit de la troisième défaite consécutive des Canaris en trois journées de Ligue 2. Un début de saison qui pousse Corredor à réclamer une remise en question collective, quitte à ce que les tensions éclatent au sein du groupe : « Je pense qu’il va falloir qu’on se regarde tous dans un miroir, qu’on ait une grosse remise en question et qu’on retourne au travail. Si ça doit péter, ça pétera entre nous, mais à un moment donné il va falloir se dire les choses. Ce n’est pas possible de faire trois matchs et trois défaites. »
Vidéo et photo : © Emma Moreau.




