
Ce mardi matin, M. Antoine Leroy, procureur de la République de Nantes, a fait un point sur la disparition de Manon Relandeau, 31 ans, agricultrice domiciliée à Saint-Étienne-de-Montluc, et de sa fille Inaya, âgée de 15 mois. Les investigations convergent vers l’hypothèse d’un meurtre. Son compagnon, principal suspect, a pris la fuite en Algérie avec l’enfant le 2 avril.
Qui était Manon Relandeau ?
Originaire de Chantonnay, en Vendée, Manon Relandeau s’était installée il y a trois ans à Saint-Étienne-de-Montluc, à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Nantes. Elle y tenait une pension pour chevaux et élevait des vaches nantaises. Décrite par son voisinage comme « souriante » et « bosseuse », elle avait rencontré son compagnon, âgé de 41 ans, quelques années plus tôt.
La découverte de la disparition
Dans son communiqué, le procureur Antoine Leroy précise les circonstances de l’alerte :
« Le vendredi 3 avril 2026, aux alentours de 13 h, des proches de Manon Relandeau, âgée de 31 ans, née à Nantes et demeurant à Saint-Étienne-de-Montluc (44), s’inquiétaient de n’avoir pas eu de ses nouvelles depuis plusieurs jours, tout comme nul n’avait eu de nouvelles de sa petite fille Inaya, âgée de 15 mois. La gendarmerie de Saint-Étienne-de-Montluc se rendait immédiatement au domicile familial mais n’y trouvait personne. »
Il est rapidement apparu que la jeune femme et sa fille avaient disparu depuis environ neuf jours.
Des moyens considérables déployés
Face à cette situation, les forces de l’ordre ont mobilisé des ressources importantes, sous la direction de la brigade des recherches du groupement de gendarmerie, puis de la section des recherches de la région de gendarmerie. Selon des informations obtenues par franceinfo, environ 100 militaires ont été engagés, dont 55 gendarmes sur le terrain, accompagnés de deux équipes cynophiles, d’un hélicoptère, de drones et de moyens fluviaux. Une cellule nationale d’enquête composée de 15 enquêteurs, pilotée par la section de recherches de Nantes, a par ailleurs été spécialement créée.
Le procureur précise : « La gendarmerie mettait en œuvre de très importants moyens, matériels et humains, pour les retrouver, dans un périmètre qui allait s’élargir tout au long de ce week-end de trois jours. »
La fuite du compagnon vers l’Algérie
Les investigations ont rapidement mis en lumière un élément central de l’affaire :
« Ces investigations permettaient d’apprendre que le conjoint de la jeune femme, âgé de 41 ans et père de leur enfant, avait pris l’avion, avec ce dernier, le 2 avril 2026, au départ de Nantes et à destination de l’Algérie. Depuis cette date, il allait contacter quelques personnes par téléphone. »
Ouverture d’une information judiciaire
Au regard de l’ensemble des éléments recueillis, le parquet a décidé de saisir un juge d’instruction :
« Nombre d’investigations effectuées par les services de la gendarmerie convergeant vers l’hypothèse d’un meurtre de la jeune femme, le parquet de Nantes, dès le mardi 7 avril 2026, saisissait le juge d’instruction de ce crime, outre l’enlèvement de l’enfant. Les investigations se poursuivent, sous l’autorité de ce magistrat, et notamment sur commission rogatoire. Le secret qui s’attache à l’enquête encore en cours s’impose tout particulièrement dans ce dossier, et ce afin de parvenir le plus rapidement possible à son élucidation. » poursuit Antoine Leroy, procureur de la République à Nantes.




