Sept villes, sept rendez-vous. Pour la journée de grève et de manifestations du jeudi 5 novembre, l’union départementale CGT de Loire-Atlantique appelle à descendre dans la rue partout dans le département, et pas seulement à Nantes.
À Nantes, le départ est fixé à 10 h au Miroir d’eau. À Saint-Nazaire, rendez-vous à 10 h 30 à la Soucoupe. Ancenis se retrouve à 10 h à la station Loti Esso, Clisson à 10 h devant la gare, Châteaubriant à 10 h 30 devant la mairie. L’après-midi, deux rassemblements prennent le relais : Savenay à 16 h 30 à la gare, Redon à 17 h devant la sous-préfecture.
Le syndicat va plus loin que la seule journée. Il invite les salariés à organiser des assemblées générales sur tous les lieux de travail, dans les services comme dans les usines, pour étendre la grève au 5 novembre et au-delà.
Un budget dans le viseur
Au cœur de la colère, les projets de loi de finances et de financement de la Sécurité sociale pour 2027. Pour la CGT, le gouvernement fait payer les salariés, les retraités, les malades, les précaires et la jeunesse, et épargne les grandes entreprises et les plus fortunés.
Le syndicat chiffre les économies prévues : gel ou sous-indexation des pensions à partir de 1 260 euros, 5,3 milliards d’euros de coupes dans la santé, 2 milliards sur les arrêts de travail, 2,8 milliards sur la famille avec le gel des allocations et la baisse de l’allocation de rentrée scolaire, 2 milliards à travers le gel des salaires dans la fonction publique.
Il pointe aussi 9 milliards de baisse dans le budget de l’État, tous ministères concernés sauf la Défense, et 5,5 milliards en moins pour les collectivités territoriales.
En face, la CGT met en avant plus de 200 milliards d’euros d’aides publiques versées chaque année aux entreprises et des dividendes record pour les actionnaires du CAC 40, plus de 60 milliards d’euros reversés au seul deuxième trimestre.
Les revendications
Sur les salaires, le syndicat réclame l’augmentation du Smic, du point d’indice, des pensions et des minima sociaux, leur indexation sur les prix et l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Des hausses réelles, insiste-t-il, et non des primes, car les cotisations financent la Sécurité sociale.
Pour les services publics, il demande des emplois, de meilleurs salaires et des investissements dans l’école, la santé, les transports et la petite enfance. Côté industrie, la CGT exige l’arrêt des suppressions de postes et des licenciements boursiers, et veut conditionner les aides publiques au maintien et à la création d’emplois de qualité. Pour la jeunesse enfin, elle réclame des moyens pour les lycées et les universités et la fin de Parcoursup.
Les lycéens, justement, se mobilisent depuis plusieurs semaines, dans les grandes villes comme dans les communes rurales. Le syndicat appelle public, privé, jeunes, retraités et précaires à faire front commun.




