Loire-Atlantique

Inondations en Loire-Atlantique : deux ministres pour évaluer les dégâts

Face aux crues qui ne faiblissent pas, le gouvernement affiche son soutien aux élus et habitants mobilisés sur le terrain.

Inondations en Loire-Atlantique : deux ministres pour évaluer les dégâts et apporter le soutien de l’État.

Alors que le département de Loire-Atlantique fait face à une nouvelle vague de crues, deux membres du gouvernement étaient au chevet sur place ce lundi 23 février pour évaluer la situation et rencontrer les acteurs mobilisés sur le terrain.

Inondations en Loire-Atlantique : deux ministres pour évaluer les dégâts
Gare d’Oudon

Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, ont effectué conjointement ce déplacement consacré à la gestion des risques d’inondation et à la surveillance des ouvrages de protection.

Une journée rythmée par les échanges et les constats de terrain

La matinée a débuté à Saint-Herblon, où les deux ministres ont participé à une table-ronde avec les acteurs locaux impliqués dans la gestion des inondations. L’occasion d’échanger sur les dispositifs mis en place et les difficultés rencontrées face aux précipitations. La météo s’améliore cette semaine en Loire-Atlantique, mais la décrue sera lente, très lente. Il faudra du temps pour panser les plaies.

Inondations en Loire-Atlantique : deux ministres pour évaluer les dégâts

Direction ensuite Anetz, puis Vair-sur-Loire, pour une démonstration du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), qui assure notamment la surveillance des digues par drone. Une technologie désormais indispensable pour surveiller des ouvrages parfois difficilement accessibles en période de crue.

Marie-Pierre Védrenne et Mathieu Lefèvre ont terminé la matinée par une visite d’Oudon, commune la plus marquante visuellement.

Depuis le promontoire de la commune, les ministres ont pu observer l’étendue des commerces inondés avant de déambuler dans les rues, franchissant la rivière Havre pour mesurer concrètement l’impact des crues sur la vie locale. M.Fabrice Rigoulet-Roze, préfet, et Marie Argouarc’h, directrice de cabinet, Marc Maklouf, sous-préfet de Châteaubriant Ancenis, Mme Karine Daniel, sénatrice, M. Ronan Dantec, sénateur, Jean-Claude Raux, député étaient présents aux cotés d’Alain Bourgouin,  maire d’Oudon et des membres du conseil municipal.

« Le premier ministre a engagé la procédure accélérée de catastrophe naturelle. Donc il y a déjà de nombreuses communes à l’échelle nationale qui ont déployé et qui ont déposé différents dossiers. qui aura une réunion dès demain parce que c’est un point essentiel. Donc notre présence le démontre bien. L’État est à côté des élus locaux, à côté de forces de sécurité pour pouvoir justement répondre à cet enjeu précisément.  » a précisé Marie-Pierre-Védrenne.

Les attentes des élus

La visite s’est achevée devant la gare SNCF d’Oudon, où les deux ministres ont pris la parole devant la presse pour dresser un premier bilan de leur déplacement et évoquer les suites que le gouvernement entend donner à cette situation.

« Ça fait maintenant 37 jours que les services de Vigicrues travaillent d’arrache-pied. D’abord accélérer le processus de reconnaissance catastrophe naturelle. À la demande du premier ministre, les premiers dossiers vont passer demain. Les assureurs sont également mobilisés. Nous mobilisons également tous les fois en matière de calamité agricole pour protéger nos agriculteurs des dégâts. Et puis nous aidons également les communes à travers des dotations de solidarité exceptionnelles qui sont portées à 70 millions d’euros dans le budget de la nation. Voilà pour l’urgence. » a renchérit Mathieu Lefèvre.

« Et ensuite, il faudra évidemment que nous puissions travailler à l’adaptation des villes, continuer à adapter et à protéger les villes de demain face à des événements qui malheureusement sont des événements de plus en plus fréquents à raison du dérèglement climatique et qui sont de plus en plus intenses. La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, est-ce que ça ça prend du temps ? Combien de temps ça peut prendre finalement pour les gens qui ont été inondés chez eux ? Alors, le gouvernement a fait en sorte que les commissions se tiennent le plus rapidement possible. Comme vous le savez, il faut attendre la décrue pour que les dégâts puissent être constatés. C’est la raison pour laquelle dès demain vont passer des communes dont les départements sont en décrue. »

Les élus au chevet d'Oudon

Ce déplacement intervient dans un contexte de vigilance accrue pour l’ensemble du département, toujours soumis à de fortes précipitations qui alimentent régulièrement les cours d’eau et fragilisent les infrastructures de protection.

Visuels : © Alain Moreau.