Nantes

Insécurité : le préfet présente un plan de mesures pour le centre-ville de Nantes

Amende portée à 500 €, patrouilles renforcées, interdictions de paraître, mais aussi maraudes, places d'hébergement et présence médicale : préfecture, Ville de Nantes, parquet, ARS et police nationale ont arrêté ce lundi un plan contre l'insécurité dans le centre-ville.

Ils étaient cinq autour de la table, ce lundi 12 octobre 2026. Laurent Hottiaux, préfet de la Loire-Atlantique, Johanna Rolland, maire de Nantes, Antoine Leroy, procureur de la République près le tribunal judiciaire de Nantes, Sébastien Delescluse, directeur général de l’ARS Pays de la Loire, et Philippe Jos, directeur interdépartemental de la Police nationale, se sont réunis pour arrêter de nouvelles mesures de sécurité dans le centre-ville de Nantes.

Chacun dans son champ de responsabilité, l’objectif affiché est double : mieux prévenir les troubles à l’ordre public et y répondre plus fortement.

La Loi RIPOST en action

Côté répression, la lutte contre le narcotrafic s’appuie sur la nouvelle loi RIPOST. L’amende forfaitaire délictuelle pour usage de stupéfiants passe de 200 à 500 €. La sanction sera systématiquement inscrite au casier judiciaire. En cas de récidive, la durée des interdictions de paraître est portée de un à trois mois.

Les opérations de démantèlement des points de deal du centre-ville vont être amplifiées, tout comme les placements en garde à vue des personnes mises en cause. Les patrouilles conjointes de la police nationale et de la police municipale seront renforcées de manière significative, selon le communiqué.

Dialogue renforcé entre police et opérateurs sociaux

Un canal de communication dédié doit être créé entre la police nationale et les opérateurs sociaux. Une interdiction judiciaire de paraître en centre-ville, assortie d’une prise en charge médicale, sera mise en place. Enfin, les opérations d’éloignement des étrangers en situation irrégulière auteurs de troubles à l’ordre public vont être intensifiées.

Le volet prévention et accompagnement médico-social complète le dispositif. Les autorités précisent vouloir éviter de renforcer l’attractivité du centre-ville pour les consommateurs de stupéfiants. L’ARS engage 250 000 € pour renforcer les dispositifs d’aller-vers, maraudes et équipes mobiles.

Trente-cinq places d’hébergement supplémentaires

Trente-cinq places d’hébergement supplémentaires seront créées pour les personnes les plus vulnérables. Un poste de coordonnateur verra le jour, chargé d’organiser la coopération entre les intervenants médico-sociaux. La présence médicale spécialisée sera accrue dans les structures d’accueil et d’hébergement.

Le préfet et le procureur de la République réaffirment leur détermination à démanteler les points de deal et à mettre fin au trafic de stupéfiants. Ils rappellent que 725 opérations de sécurisation ont été menées dans le centre-ville de Nantes depuis le début de l’année, permettant l’interpellation de 1 110 personnes.

Visuel : à la travée des Trams, un contrôle de police à Nantes © Alain Moreau

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