Loire-Atlantique

Loire-Atlantique : les syndicats agricoles défendent la rigueur sanitaire face à la DNC

La FNSEA 44 et Jeunes Agriculteurs 44 appellent à la responsabilité collective tout en dénonçant les récupérations politiques dans la gestion de l'épidémie.

Loire-Atlantique : les syndicats agricoles défendent la rigueur sanitaire face à la Dermatose Nodulaire Contagieuse.

Face à la propagation de la Dermatose Nodulaire Contagieuse (DNC), la FNSEA de Loire-Atlantique et Jeunes Agriculteurs 44 ont publié dimanche un communiqué défendant les mesures sanitaires strictes tout en exprimant leur solidarité avec les éleveurs touchés par cette maladie virale.

Une solidarité sans faille avec les éleveurs

« La brutalité des annonces, les pertes d’animaux et l’incertitude créent une détresse profonde chez les éleveurs frappés », soulignent les deux organisations syndicales. Elles promettent un accompagnement « humain, technique et financier, sans relâche et sans condition » pour les exploitations concernées.

Cette position de soutien s’accompagne néanmoins d’un appel à la responsabilité collective. Pour les syndicats, face à une maladie « facilement transmissible et contagieuse », la rigueur sanitaire s’impose comme une nécessité absolue. Les mesures préconisées – isolement des cas, vaccination et dépeuplement – bien que « parfois difficiles », seraient « indispensables » pour maîtriser la contamination, comme cela a été le cas dans d’autres territoires français.

Le cas du Doubs au cœur de la polémique

Le communiqué fait directement référence à la situation dans le Doubs, qui a suscité de vives réactions dans le monde agricole ces derniers jours. S’appuyant sur les éléments de l’enquête épidémiologique, la FNSEA 44 et JA 44 dressent un tableau précis de la situation : le virus circulait dans le troupeau avant même la vaccination, des animaux malades n’auraient pas été déclarés à temps, et la distance entre les deux communes touchées exclut une propagation par les insectes vecteurs.

Selon les organisations, ces éléments pointent vers « un mouvement d’animaux non autorisé » comme cause probable de la propagation. La présence d’animaux présentant « des lésions anciennes » aurait confirmé une circulation active du virus, rendant le dépeuplement nécessaire pour protéger les élevages voisins.

Un rejet des « récupérations » et des « actions spectaculaires »

Dans un ton inhabituellement ferme, les syndicats dénoncent ce qu’ils qualifient de « réactions publiques ou actions spectaculaires » qui « n’apportent rien et augmentent même les risques sanitaires ». Sans les nommer explicitement, ils visent « les autres structures syndicales » qu’ils accusent de faire « leur fonds de commerce » de la souffrance des éleveurs.

« La souffrance des éleveurs ne doit en aucun cas servir de support à des discours simplistes ou à des instrumentalisations », martèle le communiqué, appelant à privilégier « une information fiable et transparente » et des « décisions fondées sur les faits et les connaissances scientifiques ».

Les organisations concluent sur une note solennelle : « Ce que vivent les éleveurs mérite du courage et de la vérité, pas des polémiques. » Elles saluent le travail du réseau national FNSEA et JA mobilisé pour accompagner les éleveurs touchés par cette crise sanitaire.

Cette prise de position intervient alors que la gestion de l’épidémie de DNC suscite des tensions croissantes au sein du monde agricole, certains éleveurs contestant la proportionnalité des mesures d’abattage imposées par les autorités sanitaires.