Les lycéens de Loire-Atlantique retournent dans la rue ce mardi 6 octobre, journée de mobilisation nationale à laquelle se joignent les étudiants.
À Nantes, l’assemblée générale interlycées réunie lundi matin au campus du Tertre a fixé le rendez-vous à 10 h au miroir d’eau, au pied du château des ducs de Bretagne.
Un rassemblement déclaré dans un lieu public, loin des grilles des établissements : les lycéens nantais font le choix d’une forme plus classique. À Saint-Nazaire, l’appel est lancé pour 10 h devant la cité scolaire Aristide-Briand.
Répression des lycéens : onze organisations appellent à manifester le 6 octobre
Leurs revendications portent sur les moyens de l’Éducation nationale. Ils réclament davantage de postes et moins d’heures de cours perdues faute de professeurs remplacés, la suppression de Parcoursup et la rénovation de bâtiments qu’ils jugent vétustes.
L’État serre la vis aux abords des établissements
La veille, lundi 5 octobre, la préfecture a publié un arrêté interdisant tout rassemblement, manifestation ou cortège aux abords de 41 collèges, lycées et ensembles scolaires du département. Signé par Christophe Carol, sous-préfet et directeur de cabinet du préfet Laurent Hottiaux, il s’applique jusqu’à la reprise des cours en présentiel dans chaque établissement, au plus tard mardi 6 octobre à 18 h. Il remplace un premier arrêté, le n° 372, abrogé.
Le lycée Aristide-Briand de Saint-Nazaire fait partie de la liste. Le rendez-vous nazairien tombe donc sous le coup de l’interdiction, contrairement à celui du miroir d’eau, qui n’est situé devant aucun établissement visé.
La préfecture motive sa décision par les journées des 29 et 30 septembre et des 1er et 2 octobre. Blocages ou tentatives de blocage, plusieurs centaines de personnes mobilisées, des dégradations, des affrontements avec les forces de l’ordre. Cinquante-quatre personnes ont été interpellées. Trois établissements nantais ont été incendiés.
Depuis le vendredi 2 octobre, plusieurs établissements sont passés en cours à distance, sur décision du directeur académique.
Onze communes concernées
À Châteaubriant, l’interdiction vise le lycée polyvalent Étienne-Lenoir-Guy-Môquet. Plus au sud, Ancenis est concernée pour l’ensemble scolaire Saint-Joseph-Saint-Thomas-d’Aquin. Nantes concentre 23 établissements, Saint-Nazaire sept, Orvault et Rezé deux chacune.
La liste complète, par commune. Ancenis : ensemble scolaire Saint-Joseph-Saint-Thomas-d’Aquin. Bouguenais : lycée professionnel Pablo-Neruda. Châteaubriant : lycée polyvalent Étienne-Lenoir-Guy-Môquet. Gorges : lycée Charles-Péguy. Machecoul : collège-lycée Saint-Joseph. Nantes : Albert-Camus, Blanche-de-Castille, Carcouët, Clemenceau, collège La Noë-Lambert, Externat des enfants nantais, François-Arago, Gaspard-Monge-La Chauvinière, Jules-Verne, La Colinière, La Perverie, Léonard-de-Vinci, Les Bourdonnières, Livet, Louis-Antoine-de-Bougainville, Michelet, Nelson-Mandela, Notre-Dame-de-Toutes-Aides, Sacré-Cœur-La Salle, Saint-Félix-La Salle, Saint-Joseph du Loquidy-La Salle, Saint-Stanislas, Talensac. Orvault : lycée Nicolas-Appert, collège Jean-Rostand. Rezé : cité scolaire Perrin-Goussier, groupe scolaire Notre-Dame-Saint-Paul. Saint-Herblain : Institut Saint-Dominique. Saint-Nazaire : collège Anita-Conti, Aristide-Briand, Brossaud-Blancho, Notre-Dame-d’Espérance, Sainte-Anne, Saint-Louis, Sainte-Thérèse. Saint-Sébastien-sur-Loire : lycée de la Joliverie, sites de la route de Clisson et de la Baugerie.
Visuel de Une : © Jules Stephant




