Nantes

Nantes : Johanna Rolland fait résonner la gauche unie à Stéréolux

À quatre jours du premier tour, plus de mille Nantais ont répondu à l'appel de la maire sortante à Stéréolux.

Nantes : Johanna Rolland fait résonner la gauche unie à Stéréolux.

À quatre jours du premier tour des élections municipales, ce mercredi soir, la liste conduite par la maire sortante Johanna Rolland tenait son grand meeting mardi soir à Stéréolux. Combien sont-ils dans la salle  ? 1 000, 1 200 personnes ? Difficile à dire mais Stéréolux affichait en tout cas complet. Et le public ? Des jeunes militants, retraités, représentants du monde associatif, commerçants et artistes venus des onze quartiers nantais.

Dès l’ouverture, le ton était donné. Les messages contre la droite dure ont résonné fort. Il sont applaudis en chœur par une assistance acquise, dans une ambiance qui tenait autant du rassemblement politique que de la fête militante. La soirée s’est ouverte au son du groupe Joy et Justine de La Plaisir, et cette couleur festive et engagée ne l’a plus quittée. Mahaut Bertu et Mahel Coppey, toutes deux élues, ont joué les maitresses de cérémonie et les chauffeuses de salle.

Les soutiens de la Gauche unie au premier rang

Dans le parterre, on notait la présence de figures pesantes de la gauche locale et nationale. JeanMarc Ayrault, ancien maire de Nantes pendant près de vingt ans et ancien Premier ministre, était venu avec son épouse Brigitte. À leurs côtés, Michèle Meunier, Patrick Mareschal, Dominique Raimbourg, la sénatrice Karine Daniel, le sénateur Ronan Dantec et la députée Julie Larnoës : un aréopage qui disait, sans qu’un mot fût nécessaire, le soin mis à montrer l’unité des rangs à quelques jours du scrutin.

Nantes : Johanna Rolland fait résonner la gauche unie à Stéréolux
Karine Daniel, Jean-Marc Ayrault, Brigitte Ayrault, et Karim Benbrahim.© Alain Moreau.

Sur scène, Johanna Rolland était entourée de ses partenaires : Marie Vitoux pour Ambitions communes et Les Écologistes, Robin Salecroix pour le PCF, ainsi qu’Ali Rebouh, président du comité de soutien. Trois nouveaux colistiers ont également été présentés au public : Édith James, Romain Boutholeau et Agathe Bergel.

Les interventions se sont succédé, chacune avec son registre

Johanna Rolland a choisi celui de l’histoire et du choix de civilisation :

« Dimanche, Nantes a rendez-vous avec son histoire. Nous devrons trancher entre deux modèles de société radicalement opposés : celui du repli ou de l’ouverture, celui du grand bond en arrière ou du progrès social, celui de la peur ou de la confiance. Quelle ville voulons-nous être ? Une ville qui protège ou une ville qui exclut ? Une ville qui rassemble ou une ville qui fracture ? »

Premier tour dimanche

La maire sortante a ciblé directement ses adversaires de droite, qualifiant leur vision de « rétrograde et conservatrice », avant de conclure sur un appel au serrement de rangs.

Robin Salecroix (PCF) a opté pour un ton plus direct, presque syndicale dans sa brièveté :

« À quelques jours du premier tour, l’heure est à la mobilisation générale. Face à la droite rétrograde et à l’extrême-droite, pas une seule voix ne doit manquer pour continuer de faire de Nantes une ville qui protège. »

Ali Rebouh, qui ne se représente pas est le président du comité de soutien. Il a incarné la figure du rassembleur, celle du Nantais ordinaire convaincu qu’on peut encore peser sur le cours des choses en descendant dans la rue, ou en frappant aux portes.

Nantes : Johanna Rolland fait résonner la gauche unie à Stéréolux

Les chiffres de campagne ont été égrainés comme autant de preuves d’une organisation bien rodée : 900 actions de terrain depuis décembre, 120 000 portes frappées, 220 000 tracts distribués, une centaine de réunions d’appartements, près de 1 000 bénévoles mobilisés dans les onze quartiers de la ville. Une mécanique héritée de la culture militante des partis qui composent la coalition.

Des vidéos de soutien ont également ponctué la soirée, maires de Florence, Bruxelles, Québec, Seattle ou Budapest, soulignant la volonté de Johanna Rolland de s’inscrire dans un réseau de villes progressistes à l’international, au-delà des frontières hexagonales.

Visuels : © Alain Moreau.