Châteaubriant

Raphaël Glucksmann à la Foire de Béré : « Il faut renégocier la PAC »

Vidéo - À la Foire de Béré, Raphaël Glucksmann a plaidé pour une renégociation complète de la politique agricole commune, dénonçant un système qui profite à quelques grandes exploitations au détriment de 80 % des paysans.

La Foire de Béré est l’incontournable rendez-vous de la rentrée, et le patron de Place publique l’a bien compris.

Une heure après l’inauguration officielle conduite par M. le Préfet, Laurent Hottiaux, Raphël Glucksmann a parcouru les allées de la foire de Béré, devenue le temps d’une matinée le dernier salon où l’on cause, où se croisent élus, militants, badauds et exploitants agricoles.

La Foire de Béré, le dernier salon où l’on cause

« Je vais aller rencontrer les agriculteurs, les artisans, discuter, dialoguer, voir ces hommes et ces femmes qui nourrissent le pays, qui veulent transmettre leur exploitation, leur entreprise et voir comment on peut les aider », a-t-il expliqué à son arrivée.

À quelques semaines de la primaire à gauche, Raphaël Glucksmann a fait le chemin de Châteaubriant pour rencontrer des agriculteurs.

Une tournée express en Loire-Atlantique

Depuis jeudi, dans le département de Loire-Atlantique, le député européen avait fait une halte à Grandchamp-des-Fontaines, où avait lieu l’inauguration du Grandchamp’bardement, avant de passer la soirée en compagnie de militants dans une ferme à Conquereuil. « On a rencontré hier des élus, des maires et des militants aussi pour la primaire qu’on organise », a-t-il précisé, rappelant que le scrutin est ouvert à tous.

Plus tôt dans la journée du jeudi 10 septembre, Raphaël Glucksmann était à Saint-Malo pour un passage rapide au Forum économique.

Au stand Terrena, la parole aux paysans

À Châteaubriant, le candidat de Place publique à la primaire socialiste pour la présidentielle a été guidé par Patrick Baron, agriculteur à la retraite, et conseiller municipal à Châteaubriant, qui l’a conduit au stand Terrena pour rencontrer des exploitants agricoles et échanger sur les questions qui secouent le monde agricole.

« Renégocier la PAC dès le premier acte »

En échangeant avec des membres de la Coordination paysanne, Raphaël Glucksmann a d’emblée annoncé que le premier acte du futur président de la République serait la renégociation de la politique agricole commune. « Le premier dossier que le prochain président de la République aura à traiter, c’est la réforme de la politique agricole commune, pour qu’elle bénéficie à 80 % des paysans qui aujourd’hui sont dans une galère absolue », a-t-il affirmé.

Il a décrit une profession sous pression : « Ce que je vois, c’est une profession qui a peur, qui se serre la ceinture. Des gens qui bossent 70 heures par semaine pour toucher 800 balles par mois. » Il a également évoqué les causes de cette détresse, liées selon lui à la sécheresse, à la canicule, au réchauffement climatique, mais aussi à des causes structurelles.

Le candidat a par ailleurs dénoncé l’instabilité des politiques agricoles récentes : « Il y en a marre des zigzags des dernières années. Cette fois-ci, ce qu’il nous faut, c’est un cap pour le pays. » Il a conclu son échange avec les agriculteurs en les invitant à construire ensemble un nouveau modèle : « On a ensemble un nouveau modèle à inventer, et vous en serez l’avant-garde. »

Une PAC accusée de favoriser les gros exploitants

Selon le candidat, 80 % des paysans sont lourdement lésés par la manière dont la PAC est structurée, le mode de calcul des subventions favorisant quelques grandes exploitations. Instaurée en 1962, elle était le principal instrument européen de soutien aux agriculteurs, financée par le budget de l’UE et versée notamment sous forme d’aides directes à l’hectare, ce qui explique pourquoi les grandes exploitations en captent une part disproportionnée.

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