Loire-Atlantique

Routes de Loire-Atlantique : le département sort le chéquier après un hiver dévastateur

Neige, gel, pluies et crue de la Loire : un hiver brutal qui coûtera 5 millions d'euros au département.

Routes de Loire-Atlantique : le département sort le chéquier après un hiver dévastateur.

La facture commence à tomber. Après plusieurs semaines de conditions météo extrêmes, neige, gel, pluies persistantes et crue de la Loire,  le réseau routier de Loire-Atlantique accuse le coup. Le Conseil départemental a annoncé vendredi la mobilisation de 5 millions d’euros en urgence pour engager les premières réparations, en plus des 10 millions déjà budgétés pour 2026.

Une ampleur inédite sur tout le territoire

Ce n’est pas une zone isolée qui est touchée, mais bien l’ensemble du département. Pierre Pouget, adjoint au directeur des déplacements, résume la situation sans détour : « L’eau, c’est l’ennemi des routes. » En quelques semaines à peine, une centaine de sections de voies départementales ont été dégradées. Au plus fort des inondations, une douzaine d’axes ont dû être fermés à la circulation.

Routes de Loire-Atlantique : le département sort le chéquier après un hiver dévastateur

Le pont du Haut-Village, reliant Thouaré-sur-Loire à Saint-Julien-de-Concelles, est resté inaccessible pendant seize jours avant de rouvrir le 5 mars après inspection. À la date du 6 mars, la RD 16 entre Saint-Joachim et Crossac, en Brière, demeure toujours coupée.

Des travaux en trois temps

La remise en état s’organise par étapes, au rythme des conditions météo. Dans un premier temps, les équipes ont colmaté les nids-de-poule avec des techniques dites « à froid » , des rustines temporaires mais indispensables pour sécuriser les usagers et éviter que les dégâts ne s’aggravent. Dès fin mars, des opérations de purge viendront consolider les chaussées les plus fragilisées, notamment sur la RD 96 à La Plaine-sur-Mer, la RD 937 à Geneston et la RD 4 entre Donges et Crossac. Enfin, à partir de miavril, les interventions lourdes portant sur les différentes couches de revêtement seront lancées, en particulier sur la RD 4 à Pontchâteau et la RD 537 à Treillières.

Le diagnostic reste ouvert

Les 320 agents chargés de la surveillance du réseau continuent leurs patrouilles régulières. Car si un premier bilan a été dressé fin février, Pierre Pouget met en garde : des dégradations supplémentaires pourraient encore apparaître sur des chaussées dont la portance aurait été fragilisée en profondeur par l’eau, sans que cela soit visible en surface. Le diagnostic se poursuit notamment en Brière.

Un appel à l’État

Face à cette situation qui dépasse le cadre d’un aléa ponctuel, le président du Conseil départemental Michel Ménard hausse le ton. Pour lui, les départements ne peuvent plus gérer seuls ce type de sinistres à répétition. Il réclame, au nom de Départements de France, la reconnaissance rapide d’un état de catastrophe naturelle et la création d’un fonds national d’urgence dédié à la réfection des infrastructures. Un signal fort, alors que les finances des collectivités sont déjà sous tension.

Visuel : © Zoshua Colah/ Alain Moreau.

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