Nort-sur-Erdre

Scaro et sa Twingo : l’histoire de l’introuvable scène mobile des Nuits de l’Erdre

Avant même le premier concert des Nuits de l’Erdre, une vieille Twingo customisée fait déjà le buzz à l’entrée du festival. Scaro et son père Philippe Eudes y proposent un spectacle unique, né d’une panne et de rencontres inattendues. Un projet local qui prouve que la persévérance peut transformer une bagnole en œuvre d’art itinérante.

Avant même les premiers concerts, Scaro grimpe sur sa Twingo et joue pour tout le monde

Il y a un truc qui se passe à l’entrée de la Nuit de l’Erdre avant que le festival commence vraiment : une vieille Twingo customisée, graffée de partout, transformée en scène mobile. Et dessus, un mec perché qui joue. C’est Scaro. Et ce n’est pas qu’un concert, c’est toute une histoire.

La Scaro-Mobile, une voiture qui a failli ne pas arriver

Tout part d’une Twingo en panne. La première année, le véhicule devait être tracté jusqu’au festival sur une remorque. Ça aurait pu décourager n’importe qui. Ça n’a pas découragé Scaro. Depuis, le moteur a été réparé, la structure renforcée, le toit soudé pour que des artistes puissent s’y produire en sécurité. Ce qui était une vieille bagnole est devenu une œuvre itinérante. Le genre de truc qui dit quelque chose sur la persévérance avant même d’avoir entendu une note.

Et cette voiture, elle a une histoire de confiance derrière elle aussi. L’année dernière, Scaro cherche un terrain près du festival pour installer son projet. Il sonne chez des voisins. Un numéro de téléphone passe de main en main. Au bout du fil, deux sœurs qui vivent à Toulouse et en Ardèche. Leur père vient de quitter la maison familiale pour une maison de retraite. Sans avoir jamais rencontré l’artiste, elles acceptent qu’il utilise le terrain. Un parfait inconnu, et une confiance accordée quand même. Un an plus tard, la maison n’est toujours pas vendue. Scaro les rappelle. Leur réponse : elles l’attendaient. Elles ouvrent à nouveau les portes. Ce genre de fidélité-là, ça n’existe pas souvent.

Le duo père-fils qui accueille les festivaliers

Ce que Scaro propose avec son père, Philippe Eudes, c’est simple : accueillir les gens avant que le festival commence. Des chansons engagées, fédératrices, une atmosphère qui dit « bienvenue » avant même les premiers concerts. Depuis deux ans, le duo est là à l’entrée des Nuits de l’Erdre, perché sur la Twingo, à créer du lien avec des milliers de festivaliers qui arrivent. Cette année, Scaro sera présent les quatre jours du festival, en début de soirée.

Alexandre Trubert peint en direct

Nouveauté de cette édition : Alexandre Trubert, artiste peintre et créateur de la Scaro-Mobile, sera là pendant trois jours pour réaliser une œuvre originale en direct au cœur du dispositif. Son univers, c’est la couleur franche, les séquences vives, un message simple et assumé : « Color your soul, color your spirit, color your life. » À l’aise autant dans le street art que dans des formes plus classiques, il crée du lien à travers la peinture. Une fresque en train de naître pendant que la musique joue à côté. Le genre de moment où plusieurs arts se croisent sans se marcher dessus.

Et cet été aussi sur l’île de Nantes

En dehors des Nuits de l’Erdre, Scaro et son père seront au pied des Machines de l’Île deux fois cet été : le 18 juillet et le 29 août, de 15 h à 17 h. Deux concerts en plein air dans un des endroits les plus emblématiques de la métropole. Gratuit, en plein air, au pied de la Heron Tree. La Twingo sera là aussi.

Ce que cette histoire dit au fond, ce n’est pas juste qu’un artiste joue à l’entrée d’un festival. C’est qu’un projet local, humain, bricolé avec de la persévérance et des rencontres inattendues, peut devenir quelque chose de vraiment bien. Les Nuits de l’Erdre, c’est à partir du 17 juillet à Sucé-sur-Erdre.

Articles similaires