Guérande

Six navettes électriques débarquent à Guérande et La Baule

Six navettes électriques ont remplacé les minibus thermiques à Guérande et La Baule-Escoublac, inaugurées le 3 septembre par les élus de CapAtlantique.

Guérande et La Baule-Escoublac roulent désormais à l’électrique pour leurs déplacements de centre-ville. Le jeudi 3 septembre, CapAtlantique La Baule-Guérande Agglo a officiellement inauguré six navettes 100 % électriques, en service depuis cet été en remplacement des anciens minibus thermiques.

Nicolas Criaud, président de l’agglomération et maire de Guérande, a présidé la cérémonie aux côtés d’Aymeric Ducrocq, directeur Énergies marines renouvelables France chez EDF Power Solutions, de Régis Bouisson, vice-président à l’énergie et au Plan Climat et maire de Camoël, d’Eric Roulier, vice-président aux mobilités et maire de Mesquer-Quimiac, ainsi que de Xavier Lequerré, adjoint au maire de La Baule-Escoublac délégué à l’environnement, à la voirie et aux mobilités.

Confort, silence et accessibilité au rendez-vous

Zéro émission à l’échappement, 210 kilomètres d’autonomie, jusqu’à 22 passagers, accessibilité aux personnes à mobilité réduite, climatisation et chauffage intégrés : ces nouveaux véhicules offrent un service plus silencieux et plus confortable que les minibus qu’ils remplacent.

À Guérande, une navette passe toutes les 30 minutes ; à La Baule, la fréquence est horaire. En 2025, plus de 30 000 voyageurs avaient emprunté la ligne guérandaise et 43 000 les deux lignes bauloises, soit plus de 73 500 usagers annuels sur l’ensemble du dispositif, qui relie quartiers, commerces, équipements publics, gares et pôles d’échanges, en facilitant les correspondances avec le train, le vélo et le réseau de bus.

Un investissement de 1,6 million d’euros

Le projet représente un investissement de 1,6 million d’euros, soit environ 270 000 euros par véhicule. Son financement s’appuie notamment sur un soutien de 110 000 euros accordé par le Parc éolien en mer de Saint-Nazaire dans le cadre d’un appel à projets de décarbonation porté par EDF Power Solutions, ainsi que sur le dispositif national des certificats d’économies d’énergie. CapAtlantique a complété le montage par 894 000 euros de fonds propres.

Des économies d’énergie et de maintenance

Au-delà de la réduction annoncée de 95,7 % des émissions de gaz à effet de serre à l’échappement, l’agglomération table sur des économies de fonctionnement substantielles. L’énergie électrique revient à un peu plus de 2 000 euros par an et par véhicule, contre près de 11 000 euros pour un minibus thermique, soit une économie de 54 000 euros par an pour l’ensemble de la flotte. Le coût de maintenance serait par ailleurs inférieur de 22 %.

Une refonte du réseau Lila Presqu’île en préparation

Cette électrification s’inscrit dans une évolution plus large du réseau de transport local. Depuis le 1er janvier 2026, Transdev exploite le réseau Lila Presqu’île pour le compte de CapAtlantique dans le cadre d’une délégation de service public de cinq ans, et prépare une refonte complète de l’offre, désormais annoncée pour la fin de l’année après un premier calendrier évoqué pour juillet.

Visuel : © Cap Atlantique.

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