
Les gares restent des lieux de passage ouverts à tous les publics, et donc particulièrement exposés aux actes de délinquance. Face à ce constat, sept partenaires institutionnels et judiciaires ont décidé d’unir leurs forces pour améliorer durablement la sécurité des voyageurs et des agents à la gare de Nantes.
Le Pacte de Sécurité du Public en Gare
Il s’agit d’un pacte signé pour une durée de trois ans renouvelable, constitue le premier accord de ce type signé en France. Il vise à lutter plus efficacement contre les actes qui dégradent le sentiment de sécurité des usagers du rail.
Le dispositif repose sur trois axes principaux. D’abord, un partage régulier d’informations entre les partenaires, avec des bilans mensuels au niveau opérationnel et deux réunions stratégiques annuelles destinées à ajuster les dispositifs en temps réel.
Ensuite, la création d’un groupe de partenariat opérationnel dédié aux transports, qui se réunira chaque trimestre pour dresser un constat commun des problématiques rencontrées et coordonner les réponses appropriées.
Enfin, le pacte prévoit la poursuite et le renforcement des patrouilles conjointes entre la sûreté ferroviaire, la police nationale et la police municipale, à la fois sur les emprises ferroviaires et aux abords des gares. Selon la préfecture, 261 opérations de sécurisation ont déjà eu lieu en 2026 à la gare de Nantes.
Pour les signataires, la sécurité en gare représente un levier essentiel du report modal vers les transports collectifs. En renforçant concrètement la sûreté des espaces ferroviaires, ils entendent accroître l’attractivité du train et des pôles d’échanges pour l’ensemble des usagers.




