
Deux rassemblements en une demi-heure. Ce lundi 26 octobre, Nantes a répondu à l’attentat raciste de Trappes et de La Verrière, d’abord à l’appel de la municipalité, puis à celui des associations antiracistes.
Les faits remontent au vendredi 23 octobre. Pengo, un jeune homme de 26 ans, a été tué. Quatre personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans. Le parquet national antiterroriste a été saisi et la piste d’une motivation raciste est examinée.

À 18 h, Johanna Rolland, maire de Nantes, et son équipe municipale avaient donné rendez-vous dans la cour d’honneur de l’Hôtel de ville.
Un rassemblement républicain en hommage aux victimes. « Nantes est engagée plus que jamais dans la lutte pour l’égalité et l’antiracisme », écrivait la Ville dans son appel, lancé « avec solennité et gravité ».
Trente minutes plus tard, la LDH Nantes et pays nantais et le MRAP Nantes appelaient à se retrouver devant le monument des 50 Otages. Il s’agissait de s’incliner en mémoire de la victime et d’exprimer leur solidarité avec les blessés, leurs familles et les habitants éprouvés.
« Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit », rappellent les associations. Elles visent aussi les responsables politiques et les médias qui « attisent ou banalisent la haine raciste », et réclament que la lutte contre le racisme devienne une véritable priorité nationale. « Chaque silence face à la haine est une menace pour notre fraternité commune », concluent-elles.
Ce rassemblement nantais s’inscrivait dans un appel national. La LDH, SOS Racisme, le MRAP, l’ADDAM, Clara, Jalons pour la paix, la FIDL, l’UNEF, la CGT, la CFDT, la FSU, l’Union syndicale Solidaires et l’UNSA, avec d’autres organisations de la société civile, appelaient à un large rassemblement citoyen à 19 h, place Stalingrad à Paris, et partout en France.
La Loire-Atlantique a suivi le mouvement
Dans tout le département, de nombreuses mairies et organisations syndicales ont appelé à des rassemblements pacifistes, comme à Ancenis, ou Saint-Nazaire.
À Châteaubriant, les habitants se sont rassemblés devant la mairie puis se sont dirigés rue de Couëré et ont déposé un gerbe en hommage aux victimes de l’attentat raciste qui fit deux morts le novembre 1984.




