
Le préfet de la Loire-Atlantique, Laurent Hottiaux, rend obligatoire le port du casque et du gilet rétro-réfléchissant pour tous les utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés (EDP-m) circulant dans le département.
La mesure, prise par arrêté préfectoral, s’applique depuis le 16 septembre 2026 sur l’ensemble des voies autorisées à la circulation de ces engins.
Trottinettes électriques, gyropodes, monoroues et hoverboards sont concernés
Les cyclistes ne sont pas visés par l’obligation, mais la préfecture leur recommande d’adopter les mêmes équipements de protection.
Cette décision répond à une dégradation rapide de l’accidentalité liée à ces engins. En Loire-Atlantique, les accidents graves impliquant un usager d’EDP-m ont plus que doublé en deux ans, passant de 16 en 2023 à 33 en 2025.
Les accidents corporels impliquant ces engins représentent désormais 5 % des 655 accidents corporels recensés dans le département, contre 2 % en 2023.
Un nombre de blessés croissant
Depuis le début de l’année 2026, 25 accidents corporels impliquant un EDP-m ont déjà été recensés, confirmant la poursuite de cette tendance.

Tout utilisateur d’EDP-m doit donc désormais porter un casque de protection homologué et correctement attaché, ainsi qu’un gilet rétro-réfléchissant pendant toute la durée de la circulation. Le non-respect de cette obligation est passible d’une amende de 35 euros, correspondant à une contravention de deuxième classe.
Le préfet justifie cette évolution par la nécessité d’adapter la réglementation face à la progression du nombre de blessés en lien avec l’usage des trottinettes électriques et autres engins motorisés, dans le but de protéger leurs utilisateurs comme l’ensemble des usagers de la route.
Des communes de Loire-Atlantique prennent des arrêtés
À Châteaubriant, la Municipalité avait anticipé cette évolution dès le mois d’août, en rendant elle-même obligatoire, à compter du 18 août 2026, le port du casque et d’un équipement de haute visibilité pour les utilisateurs d’EDPM sur le territoire communal.
Cette mesure départementale fait par ailleurs écho à celle prise quelques jours plus tôt par la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, qui a renforcé sa propre réglementation locale sur les EDPM.
Visuel de Une : © Let’s-Kick/Raul de los Santos




