Loire-Atlantique

Un bateau coule dans la Loire provoquant une pollution aux hydrocarbures

Le fleuve a subi une pollution due au déversement de 7200 litres de gasoil non routier, suite au coulage d'un bateau du chantier.

Ce mardi 15 juillet 2025, un bateau pousseur participant aux travaux de rééquilibrage du lit de la Loire a coulé au lieu-dit l’Officière, sur la commune de Saint-Julien-de-Concelles (arrondissement de Nantes). L’embarcation était susceptible de contenir jusqu’à 7 200 litres de gasoil non routier.

Dès la découverte de l’accident, l’entreprise concernée et le SDIS ont installé des barrages flottants : 145 mètres de barrages ont été mis en place sur la Loire. 20 sapeurs-pompiers du SDIS sont actuellement engagés sur l’opération.

7200 litres de gasoil

Les reconnaissances aériennes et fluviales sont en cours par le SDIS pour estimer la quantité de carburant déversée par le bateau. Des traces d’irisation peuvent être visibles et des odeurs perçues depuis les berges.

Un point de situation a été réalisé à 14 h par la préfecture avec l’ensemble des acteurs concernés. Des contrôles sont réalisés par les gestionnaires d’eau potable pour s’assurer de la qualité de l’eau potable et de l’absence de trace d’hydrocarbure avant mise en distribution.

Les exploitations agricoles qui prélèvent l’eau dans la Loire vont être contactées par la DDTM.

Toute évolution significative de la situation fera l’objet d’une nouvelle communication de la part de la Préfecture de Loire-Atlantique.

Un chantier d’envergure

Depuis juillet 2024, un chantier est en place sur la Loire à hauteur de Saint-Julien-de-Concelles. Les travaux consistent à rectifier le lit de la Loire et ainsi éviter les bouchons vaseux qui obture la prise d’eau potable dans le fleuve. L’eau de la Loire est traitée ensuite à l’usine de la Roche à Malakoff, à l’est de Nantes.

Les travaux ont été confiés à un groupement d’entreprises (Charrier GC, Guintoli et CDES).

Le programme est financé par l’Agence de l’eau Loire Bretagne (45 %), la Région des Pays de la Loire (30 %), l’Europe via les fonds Feder (20 %), et Voies navigables de France (5 %).