
Un côté du visage qui ne répond plus. L’œil qui ne se ferme pas, la bouche qui tombe, le sourire qui disparaît. La paralysie faciale périphérique touche 15 000 personnes chaque année en France, souvent brutalement, à tout âge. Jusqu’ici, les patients nantais devaient enchaîner les rendez-vous chez différents spécialistes, sans qu’un fil conducteur ne relie les prises en charge.
Le CHU de Nantes vient de changer ça
Depuis peu, une consultation pluridisciplinaire réunit en une seule séance tous les spécialistes concernés : ophtalmologues, chirurgiens maxillo-faciaux, ORL, et orthophoniste. Une heure, un bilan, un plan de traitement. Parfois, cela suffit.
L’enjeu n’est pas que de confort organisationnel. Certaines interventions chirurgicales, les greffes nerveuses notamment, ne sont possibles que dans une fenêtre de temps limitée après l’atteinte. Agir vite n’est pas une option, c’est une condition du résultat.
Derrière cette consultation, une équipe de sept professionnels du CHU de Nantes : les Pr Florent Espitalier et Dr Hélios Bertin en chirurgie maxillo-faciale, le Dr Guillaume Michel en ORL, les Dr Marion Servant et Audrey Crozet en ophtalmologie, Mme Mélanie Der Azarian orthophoniste, et le Pr Olivier Malard, chef du service ORL et chirurgie de la face et du cou.
Au-delà du fonctionnel, la pathologie touche à l’intime. Un visage asymétrique, des expressions figées : les séquelles psychologiques sont réelles, et la prise en charge globale les intègre.




