
Concrètement, une des deux filières qui permettaient jusqu’ici d’exercer ces métiers disparaît.
À côté de l’examen classique, un candidat pouvait jusqu’alors faire valoir une année d’expérience comme conducteur de transport de personnes, sur les dix dernières années, pour obtenir le droit d’exercer sans passer d’épreuves.
Cette possibilité est désormais supprimée.
Une filière d’accès supprimée
Le texte justifie ce choix par le bilan tiré de plusieurs années d’application. Cette filière par équivalence n’assurait pas une maîtrise réelle et complète des compétences attendues d’un chauffeur, créant de fait des écarts de niveau entre professionnels.
Elle s’était aussi détournée peu à peu de sa vocation première, profitant à des personnes dont d’autres engagements contractuels rendaient difficilement compatible l’exercice de cette activité en parallèle. Le dispositif attirait enfin un volume important de fraudes, les candidats produisant de faux justificatifs d’expérience, ce qui minait la crédibilité de tout le système.
Des compétences insuffisantes et des fraudes constatées
À partir de maintenant, tout candidat à la profession de conducteur VTC ou VMDTR devra donc passer par l’examen, organisé une fois par mois dans chaque département par le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat.
Cet examen associe des épreuves écrites à une mise en situation pratique, où le candidat doit réaliser une prestation de transport, ce qui permet de couvrir l’ensemble du champ de compétences requis.
L’examen, seule voie désormais ouverte
Le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat, en charge de l’organisation de ces sessions, devra dans les mois qui viennent ajuster ses capacités pour absorber les candidats qui se seraient auparavant tournés vers la voie de l’équivalence.
Cette réforme ne joue que pour l’avenir : les personnes ayant déjà obtenu leur qualification par équivalence conservent leurs droits, cette qualification n’étant pas remise en cause.



