Nantes

À Nantes, une soirée festive et militante pour Gaza

À Nantes, une soirée festive et militante pour Gaza sous le signe de la résistance, en présence de Yacine Helali, réalisateur.

Après être venu à Châteaubriant, ce vendredi, c’est ce samedi 31 janvier que le réalisateur palestinien sera à Pol-n, rue des olivettes à Nantes. Un moment où culture et solidarité se mêlent au service de la cause palestinienne. Au programme : projection, musique et danse pour soutenir les familles de Gaza.

La mobilisation ne faiblit pas. Le 31 janvier, le collectif Urgence Palestine Nantes organise une soirée engagée au Pol-n, mêlant cinéma, musique et transmission culturelle. Un événement qui prend une résonance particulière alors que le porte-parole national du collectif, Omar Alsoumi, doit être jugé le 6 mai prochain pour apologie du terrorisme.

Un film né de la mobilisation

Dès 18 h 30, le public découvrira « Urgence Palestine, Résister pour Exister », un documentaire du réalisateur Yacine Helali qui sera présent pour échanger avec la salle. Ce film, fruit de la campagne Stop Dissolution lancée pour s’opposer à la menace de dissolution du collectif par le gouvernement français, documente la mobilisation citoyenne en faveur de la Palestine.

Selon les organisateurs, cette œuvre cinématographique vise à « montrer ce que certain·es veulent effacer : la force d’un mouvement populaire, la dignité d’une lutte juste ». Une manière de contrer le récit dominant et de donner à voir la réalité d’un engagement citoyen que les autorités tentent de criminaliser.

La projection sera suivie de la présentation du livre « Enfant de Palestine », publié par les éditions « les liens qui libèrent », un manifeste qui, selon ses auteurs, replace la lutte palestinienne « au cœur des combats anticolonialistes et écologistes », loin des lectures réductrices qui dominent le débat public.

De la résistance culturelle

« Nous choisissons de commémorer la journée internationale de solidarité par une soirée débat suivie d’un temps plus festif », expliquent les organisateurs. Un choix qui traduit une volonté de ne pas se cantonner à la seule dénonciation, mais de célébrer aussi la richesse d’une culture que l’occupation cherche à effacer.

À 20 h, le Quatuor Zelije proposera une approche renouvelée de la musique orientale, s’éloignant des « lectures dominantes et stéréotypées » du Machrek arabe. Une performance qui entend remettre en question une vision souvent figée et folklorisée de ces traditions musicales.

À 21 h, Kofiyetna fera la démonstration de la Dabke, cette danse traditionnelle palestinienne devenue symbole de résistance. Un moment de transmission qui prendra tout son sens dans le contexte actuel, où chaque expression culturelle palestinienne devient un acte politique.

Solidarité concrète

La soirée se clôturera à 22 h avec un set de DJ Mouna, artiste nantaise qui puise dans un répertoire éclectique allant « du raï à la dancehall en passant par le rap et la funk brésilienne ». L’intégralité des bénéfices sera reversée au Projet Résilience Gaza, qui soutient les familles réfugiées dans l’enclave palestinienne.

Cet événement illustre la vitalité d’un mouvement de solidarité qui refuse de se laisser intimider par la répression. Alors que les tentatives de criminalisation de la parole pro-palestinienne se multiplient en France, ces militants choisissent de répondre par la culture, la fête et l’engagement concret.

Une soirée où résistance et résilience ne sont pas que des mots, mais une pratique collective face à l’effacement programmé d’un peuple.

Soirée Urgence Palestine

Vendredi 31 janvier à partir de 18 h.
Pol-n
11, rue des Olivettes, Nantes
Entrée à prix libre au profit du Projet Résilience Gaza.

Visuel de Une © Alain Moreau.