
Dans un tract, le personnel du lycée Albert Camus à Nantes alerte sur le manque de moyens de l’établissement et demande une entrevue au recteur.
Un Indice de Position Sociale parmi les plus bas de l’académie
Le lycée Albert Camus, situé rue Étienne Coutan à Nantes, compte 40 % d’élèves boursiers. Son indice de position sociale (IPS) est inférieur à 100, contre une moyenne départementale de 123 et 146 pour le lycée voisin Gabriel Guist’hau. Une grande partie des élèves viennent de trois collèges aux IPS parmi les plus bas de l’académie, Debussy (REP+), Anne Franck (REP) et La Durantière (REP).
Conçu par la DEPP, l’indice de position sociale (IPS) traduit en un chiffre le profil socio-économique et culturel des familles dont sont issus les élèves d’un établissement. Il sert notamment à objectiver les écarts sociaux, aussi bien entre les établissements qu’au sein d’un même établissement, entre ses différentes classes ou filières. Il en résulte un indicateur statistique qui permet de rendre compte de la composition sociale de l’établissement.
Effectifs en hausse, encadrement en baisse
Le tract dénonce une augmentation des effectifs en classe de Seconde, dépassant le seuil de 32 élèves négocié par le passé avec la DSDEN pour tenir compte de la réalité sociale et scolaire de l’établissement.
Il pointe aussi une baisse régulière de la dotation en postes d’AED, malgré l’ouverture d’une nouvelle classe à cette rentrée, et l’annonce en juin d’une septième classe de Seconde sans dotation horaire suffisante, ce qui oblige selon le texte à réduire des moyens déjà attribués ailleurs.
Une demande d’entrevue avec le recteur
Le personnel du lycée réclame des moyens suffisants pour assurer l’égalité des chances dans des conditions de travail jugées dignes et équitables, et sollicite une entrevue avec le recteur pour faire entendre ces revendications.




