
Une journée d’information ouverte au grand public est organisée le 25 juin 2026 à l’Hôtel-Dieu à Nantes.
Chaque année en France, environ 18 000 nouveaux cas de mélanome sont diagnostiqués, entraînant près de 2 000 décès. Les cancers cutanés se divisent essentiellement en deux catégories : les carcinomes, les plus fréquents, dont le pronostic est favorable lorsqu’ils sont détectés tôt, et le mélanome, plus rare mais susceptible d’engager le pronostic vital en cas de diagnostic tardif.
18 000 mélanomes diagnostiqués chaque année en France
Les rayonnements ultraviolets, qu’ils soient naturels ou artificiels, sont à l’origine de dommages cellulaires favorisant l’apparition de ces pathologies. Le bronzage en cabine est classé cancérogène certain par l’Organisation mondiale de la santé. Une étude publiée en 2025 dans Science Advances (Geramini et al.) indique que le recours aux cabines UV multiplie par 2,85 le risque de développer un mélanome, lequel survient de surcroît sur des zones de peau habituellement peu exposées.
Cabines UV : un risque multiplié par 2,85
La protection vestimentaire reste la mesure la plus efficace : vêtements couvrants, chapeau à larges bords, lunettes de soleil et recherche de l’ombre sont à privilégier, en particulier pour les enfants, les sportifs et les personnes travaillant en extérieur. Les crèmes solaires à large spectre, d’indice 30 à 50+, complètent ce dispositif à condition d’être appliquées généreusement et renouvelées après chaque baignade ou sudation. L’exposition entre 12 h et 16 h doit être évitée lors des périodes les plus ensoleillées.
Surveiller sa peau : les signes qui doivent alerter
La surveillance régulière de sa peau est tout aussi importante. L’apparition d’une nouvelle lésion, un grain de beauté qui change de forme, de couleur ou de taille, des bords irréguliers ou une plaie qui ne cicatrise pas doivent conduire à consulter un dermatologue sans attendre.
Sur le plan thérapeutique, le CHU de Nantes dispose d’un plateau technique complet incluant la photographie corporelle totale, la microscopie confocale in vivo et la dermoscopie numérique, permettant un suivi personnalisé de chaque patient. Lorsque la maladie est détectée à un stade précoce, la chirurgie reste le traitement de référence.
Des traitements en progrès constants au CHU de Nantes
Pour les formes métastatiques, l’arrivée depuis 2011 de l’immunothérapie et des thérapies ciblées a profondément modifié les perspectives : les anti-PD1 permettent des réponses durables chez 35 à 45 % des patients, et les associations d’immunothérapies atteignent jusqu’à 60 % de réponses. Ces traitements sont désormais également utilisés à des stades plus précoces pour limiter le risque de récidive.
La professeure Gaëlle Quéreux, chef de service adjointe de dermatologie au CHU de Nantes et secrétaire générale du Groupe de cancérologie cutanée de la Société française de dermatologie, souligne que ces avancées ouvrent des perspectives inédites à des patients qui, il y a une dizaine d’années, ne disposaient d’aucune option thérapeutique efficace.
Rendez-vous le 25 juin à l’Hôtel-Dieu
La journée d’information du 25 juin, organisée dans le cadre des Centres experts des cancers de la peau membres de la Société française de dermatologie, se déroulera de 10 h à 16 h au rez-de-chaussée haut de l’Hôtel-Dieu à Nantes. Aucune consultation ni séance de dépistage ne seront proposées lors de cet événement, qui s’adresse au grand public, aux patients et à leurs proches.
Visuel de Une : © Wilhelm Gunkel.




