
La Communauté de Communes Châteaubriant Derval ouvre une nouvelle session de formation au BNSSA, entièrement gratuite pour les habitants du territoire. Une opportunité à ne pas manquer pour qui voudrait franchir le pas vers un métier de plus en plus recherché chaque été, à l’heure où les piscines et les plans d’eau peinent à recruter du personnel qualifié.
Un brevet accessible dès 17 ans
Le Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique, plus connu sous son acronyme BNSSA, permet de surveiller des bassins, des plages ou des lacs, et d’assister un maître nageur sauveteur. Contrairement au BPJEPS activités aquatiques ou au diplôme de maître nageur sauveteur, qui forment à l’enseignement de la natation, le BNSSA se concentre exclusivement sur la surveillance et le secours. C’est un diplôme d’entrée dans le métier, accessible dès 17 ans, qui ouvre rapidement les portes d’un emploi saisonnier bien identifié sur le marché du travail.
Un métier de vigilance avant tout
Concrètement, le titulaire du BNSSA passe l’essentiel de son temps de travail debout ou assis en hauteur, sur un poste de surveillance, à observer en continu une zone de baignade. L’exercice demande une vigilance de tous les instants : repérer un comportement à risque, anticiper une situation dangereuse avant qu’elle ne devienne critique, faire respecter les règles de sécurité auprès d’un public parfois peu attentif aux consignes. En cas d’incident, le sauveteur doit intervenir vite, dans l’eau, souvent seul dans les premières secondes, avant que les secours organisés ne prennent le relais. C’est un métier d’attention plus que d’action permanente, mais où l’action, quand elle survient, ne laisse aucune marge à l’improvisation.
Des conditions de travail très différentes selon le lieu d’exercice
Les conditions de travail varient sensiblement selon le lieu d’exercice. En piscine municipale ou intercommunale, l’environnement est encadré et les horaires généralement réguliers. Sur un plan d’eau ou en bord de mer, l’exposition aux éléments, la fréquentation parfois massive en haute saison et les risques liés aux courants ou à la houle imposent une vigilance accrue. Le métier reste très majoritairement saisonnier : la plupart des contrats se concentrent sur les mois de juillet et août, ce qui en fait un complément de revenu prisé des étudiants, mais plus rarement un emploi à l’année.
Des salaires qui varient fortement selon le statut et le lieu
Côté rémunération, les écarts sont là aussi marqués. Un débutant titulaire du seul BNSSA touche en général entre le SMIC et 1 500 euros brut mensuels en piscine publique. Les plans d’eau et les plages, où les responsabilités et les risques sont plus élevés, peuvent offrir des salaires sensiblement supérieurs, certains sauveteurs expérimentés en mer atteignant 2 500 euros net mensuels en pleine saison. Le statut joue également un rôle : agent de la fonction publique territoriale pour les piscines municipales, salarié de structures privées pour les campings et complexes de loisirs, ou encore auto-entrepreneur, avec une facturation horaire qui tourne autour de 20 euros.
Une réponse à la pénurie de maîtres nageurs
Au-delà de la rémunération, le BNSSA a surtout pour vertu de répondre à une demande structurelle. La pénurie de maîtres nageurs sauveteurs touche de nombreuses collectivités, qui obtiennent parfois des dérogations préfectorales pour faire surveiller leurs bassins par des titulaires du seul BNSSA, faute de candidats au diplôme supérieur. Pour les jeunes du territoire, c’est donc une formation qui débouche concrètement sur des emplois disponibles localement, et qui peut aussi servir de tremplin vers une poursuite d’études dans les métiers du sport et de l’animation aquatique.
Une formation accessible dès septembre
C’est dans ce contexte que la formation proposée par l’espace Dauphins prend tout son sens. D’un coût de 291,70 euros, elle est intégralement financée pour les habitants de la Communauté de Communes Châteaubriant Derval. Elle débute par un test de sélection le samedi 26 septembre à 9 h, avant 60 heures de formation réparties sur quatre mois, d’octobre à mars, incluant une formation secourisme PSE1 de 35 heures dispensée au Centre d’Incendie et de Secours de Châteaubriant. L’examen final est programmé le 13 mars 2027.
Les dossiers de candidature sont à retirer dès maintenant à l’accueil de l’espace AquaChoisel.
Visuel de Une : © Haley Phelps.




