Châteaubriant : le retour de la patinoire pour la période de fin d’année. A compter du vendredi 28 novembre 2025, les enfants pourront s’en donner à cœur joie, et çà, jusqu’au dimanche 4 janvier 2026.
Alors que la Cop 30 vient de se terminer le 21 novembre 2025 à Belém, en Amazonie brésilienne, dans un contexte où 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, avec un réchauffement d’environ 1,5 °C au-dessus de l’ère préindustrielle, Alain Hunault, président de la com com et maire de Châteaubriant s’entête à installer une patinoire de plein air. Une patinoire de technologie totalement dépassée et fort polluante.
Une dépense énorme d’énergie, quand, en même temps, des gens tirent le diable par la queue pour payer leur note d’électricité
Une patinoire en plein air, même en 2025, engendre une pollution significative provenant principalement de sa forte consommation d’énergie (électricité pour la réfrigération), d’eau, de produits chimiques, ainsi que d’émissions de gaz à effet de serre et de nuisances sonores.Consommation énergétique et émissions de CO₂
La patinoire de Châteaubriant d’une surface de 525 m2 peut consommer 50 000 kWh d’électricité pour la réfrigération, sur la période, ce qui génère entre 900 et 1 500 kg de CO₂ par jour. Sur une saison, cela représente jusqu’à 150 000 kWh et plusieurs tonnes de CO₂ émises dans l’atmosphère.

L’électricité n’explique qu’environ 9% du bilan carbone total d’une patinoire ; il faut aussi compter la fabrication, le transport du matériel, et l’utilisation de gaz frigorifiques, pour un total typique de 7 à 10 tonnes de CO₂ équivalent pour une patinoire éphémère.
La patinoire de Châteaubriant consomme beaucoup d’eau
La création initiale de la glace requiert jusqu’à 15 000 litres d’eau, et chaque resurfaçage peut en nécessiter 3 000 supplémentaires, ce qui peut atteindre 1 million de litres pour une saison.
Cela représente l’équivalent de la consommation de plusieurs centaines de foyers.
Pollution chimique et bruit
L’entretien implique l’usage de produits comme le glycol, l’ammoniac, des détergents, de l’antigel, des lubrifiants et des produits de désinfection, qui peuvent entraîner des pollutions de l’air et de l’eau par fuite ou ruissellement. Des risques de fuite de glycol sont notablement identifiés, impactant la faune et la flore environnantes.
Les groupes frigorifiques génèrent aussi des nuisances sonores, notamment en milieu urbain et les riverains chaque année, doivent subir ce bruit 24 h/24 h, durant six semaines.
Facteurs aggravants en plein air
Les patinoires extérieures nécessitent plus d’énergie qu’en intérieur pour compenser le chauffage naturel dû au soleil ou aux températures supérieures à zéro, accentuant la consommation d’électricité et donc les émissions de CO₂. En période de températures clémentes, de nombreux dispositifs de refroidissement fonctionnent à pleine puissance, aggravant l’empreinte écologique de ce loisir.
La météo douce et humide de la région de Châteaubriant pénalise la performance car la douceur du temps impose davantage de cycles de refroidissement et la gestion plus intense de la condensation et de l’humidité.
Des alternatives plus écologiques comme des patinoires avec des surfaces synthétiques se développent. Les communes responsables, quelque soit le bord politique, ont compris les enjeux de santé publique et d’économie d’énergie.
À Bordeaux, la patinoire extérieure des allées Tourny rouvre après une décennie d’absence, cette fois avec une surface en polyéthylène plus écologique, preuve que le concept continue d’exister tout en s’adaptant aux contraintes environnementales.
Sur la saison de 30 jours, cela représente donc entre 27 et 36 tonnes de CO₂. Ces données le président de la communauté de communes Châteaubriant-Derval les connait et il sait l’impact négatif sur la santé des concitoyens. Cette patinoire intercommunale et mobile, a été financée par l’ensemble des contribuables habitants dans l’une des 25 communes. Alain Hunault n’a en tête qu’un seul souci : être réélu en mars 2026, maire de Châteaubriant et se retrouver de nouveau président de la communauté de communes.
