Loire-Atlantique

Disparition de Manon Relandeau : son compagnon arrêté en Algérie, deux complices déjà en détention

Le compagnon de Manon Relandeau, l'agricultrice de Saint-Étienne-de-Montluc disparue depuis le 27 mars, a été interpellé lundi par la police algérienne. Sa fille Inaya, 15 mois, était avec lui. Deux autres suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire les 22 et 23 avril.

C’est une avancée majeure dans l’affaire Manon Relandeau. Le compagnon de l’agricultrice de Saint-Étienne-de-Montluc, disparue depuis le 27 mars dernier, a été interpellé lundi 28 avril par les services de police algériens. Sa fille Inaya, âgée de 15 mois, était à ses côtés au moment de l’arrestation. L’enfant est saine et sauve.

L’information a été officiellement confirmée ce mardi matin par le procureur de la République de Nantes, Antoine Leroy, dans un communiqué adressé à l’ensemble de la presse accréditée : « confirme également que le conjoint de la disparue a été interpellé par les services de police algériens hier lundi 27 avril 2026 ; sa fille Inaya était avec lui ; il n’est, en l’état, pas possible de vous fournir plus d’informations. »

Parti de Nantes-Atlantique le 2 avril

L’homme, âgé de 41 ans, avait quitté le territoire français le 2 avril dernier depuis l’aéroport de Nantes-Atlantique, emportant avec lui la petite Inaya. Un mandat d’arrêt international avait été émis à son encontre dans le cadre d’une information judiciaire ouverte depuis le 7 avril pour « meurtre par conjoint » et « enlèvement d’un mineur ».

Il s’était d’abord rendu dans la banlieue ouest d’Alger avant de rejoindre les environs d’El Affroun, dans la wilaya de Blida, ville dont il est originaire et située au sud de la capitale algérienne.

La question de son extradition vers la France reste entière. Les relations diplomatiques entre Paris et Alger, historiquement complexes, pourraient compliquer la procédure. Aucune information n’a pour l’heure été communiquée sur ce point.

Deux complices déjà mis en examen et incarcérés

Autre révélation de poids contenue dans le communiqué du procureur : deux personnes ont été mises en examen les 22 et 23 avril derniers dans ce dossier. Antoine Leroy précise : « confirme ici la mise en examen, dans le dossier en question, les 22 et 23 avril 2026, de 2 personnes pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime et modification des lieux d’un crime, tous les 2 ayant été placés en détention provisoire. »

Ces deux individus sont donc actuellement derrière les barreaux, ce qui laisse supposer que l’enquête a permis d’identifier un réseau d’implication autour de la disparition de Manon.

Une disparition signalée une semaine après les faits

Manon Relandeau, agricultrice exploitant une pension équine et un élevage de vaches nantaises à Saint-Étienne-de-Montluc, n’a plus donné signe de vie depuis le 27 mars. Ce n’est que le vendredi 3 avril que ses proches ont alerté les autorités, inquiets de ne plus avoir de nouvelles. L’enquête a rapidement pris une tournure criminelle, confiée à la section de recherches de Nantes, renforcée par une cellule spéciale de quinze enquêteurs mobilisés à temps plein.

Son compagnon, connu des services de police et de justice, avait déjà été condamné en 2019 par le parquet de Nantes pour des faits de violences conjugales à l’encontre d’une précédente compagne. Il demeure à ce stade présumé innocent.

 

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