Loire-Atlantique

Inondations : l’État reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour près de 300 communes de l’Ouest

294 communes de l'Ouest obtiennent la reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle après des semaines de crues dévastatrices.

Inondations : l’État reconnaît l’état de catastrophe naturelle pour près de 300 communes de l’Ouest.

Après des semaines de crues qui ont meurtri l’Ouest et le Sud-Ouest de la France, une bonne nouvelle tombe ce mardi 24 février : la commission interministérielle a rendu un avis favorable pour 294 dossiers de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle, soit près de 80 % des demandes déposées.

Depuis début février, la Loire-Atlantique et les Pays de la Loire vivent au rythme des crues. Vigilances rouges et oranges successives, trafic ferroviaire perturbé, commerces inondés, habitants contraints de quitter leur logement… Le tableau dressé semaine après semaine par les autorités et les médias locaux était lourd. Lundi encore, deux ministres — Marie-Pierre Vedrenne et Mathieu Lefèvre — foulaient les rues d’Oudon pour constater de visu l’étendue des dégâts et témoigner du soutien de l’État aux élus et populations sinistrés.

Inondations : l'État reconnaît l'état de catastrophe naturelle pour près de 300 communes de l'Ouest
Le maire d’Oudon, entouré des deux ministres et des élus du département de Loire-Atlantique. © Alain Moreau.

Ce mardi, c’est une réponse concrète qui arrive. Face à l’ampleur de l’épisode de crues, la procédure accélérée de reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle a été déclenchée à la demande du Premier ministre. Sur 371 demandes déposées par des communes situées dans des zones placées en vigilance rouge ou orange, 294 ont reçu un avis favorable. Seuls 77 dossiers ont été ajournés et seront réexaminés lors de prochaines commissions prévues les 3 et 10 mars.

Ce que ça change concrètement

La reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle est une étape clé pour les sinistrés : elle ouvre droit à des indemnisations par les assureurs, qui ne seraient pas possibles sans ce dispositif. L’arrêté officiel sera publié au Journal officiel dès le mercredi 25 février. À compter de cette publication, les habitants touchés disposent de 30 jours pour déclarer leur sinistre auprès de leur assurance.

Pour les communes dont le dossier a été ajourné, l’attente se prolonge, mais les services de l’État s’engagent à les traiter sur la base d’expertises complémentaires dans les prochaines semaines.

Un engagement de l’État salué

Le gouvernement souligne la mobilisation exceptionnelle de ses services pour tenir cette commission dans des délais très contraints. Un dispositif d’accompagnement spécifique a par ailleurs été mis en place par le ministère de l’Intérieur, sous l’égide des préfets, pour les départements les plus impactés.

Après des semaines d’inquiétude et d’incertitude, cette décision marque un tournant : pour des centaines de familles et de commerces de l’Ouest, le chemin vers la reconstruction peut désormais commencer.

Pour toute question, les sinistrés sont invités à se rapprocher de leur assureur dans les 30 jours suivant la publication de l’arrêté au JO, prévue le 25 février 2026.

Visuel de Une : Marie-Pierre Vedrenne, lundi 23 février 2026,  à Oudon, devant M.Fabrice Rigoulet-Roze, préfet, et M.Stéphane Morin, contrôleur deu SDIS44. © Alain Moreau.