Châteaubriant

Julien Balitch prend les commandes de la compagnie de Gendarmerie

Vingt-deux ans de gendarmerie, de Lyon à Nancy en passant par la Seine-et-Marne. Julien Balitch aurait pu choisir n'importe quel territoire. Le voilà à Châteaubriant, à la tête de 120 militaires, pour veiller sur 100 000 habitants dispersés sur le tiers de la Loire-Atlantique. Portrait d'un homme qui a choisi ce métier les yeux ouverts, et qui n'a pas changé d'avis.

Julien Balitch prend les commandes de la compagnie de Gendarmerie de Châteaubriant
Après plus de vingt ans de carrière dans la Gendarmerie nationale, le commandant Julien Balitch a pris la tête de la compagnie de Châteaubriant et de ses brigades. Un territoire vaste, qui s’étend de Saint-Nicolas-de-Redon à la Chapelle-Glain, pour lequel il entend s’investir pleinement.

120 militaires, 2 100 km², 100 000 habitants

Officier supérieur de 42 ans, Julien Balitch aura sous ses ordres plus de 120 militaires, femmes et hommes, chargés de veiller sur un territoire de 2 100 km², soit le tiers de la Loire-Atlantique, et sur quelque 100 000 habitants. Il succède à Gilles Maurer, qui a rejoint l’école des officiers de la Gendarmerie de Melun en tant que cadre formateur après quatre années passées dans le nord du département.

C’est lors de la commémoration de la Libération de Châteaubriant, le 4 août dernier, que le commandant Balitch a effectué sa première sortie officielle, profitant de l’occasion pour aller à la rencontre des habitants. Le ton est donné : « Je veux poursuivre la bonne dynamique installée par mon prédécesseur. »

De Châteaulin à Châteaubriant : un parcours forgé sur le terrain

D’un château à l’autre, pourrait-on dire. C’est en 2001, à l’école de Gendarmerie de Châteaulin, que Julien Balitch a choisi l’uniforme. Après neuf mois de formation comme élève sous-officier, il débute sa carrière en région lyonnaise, à la brigade de Rieux-la-Pape, puis au sein d’une communauté de brigades, plus de cinq ans au total, jusqu’en 2007.

Attiré par la police judiciaire, il passe ensuite le concours interne pour devenir officier et intègre l’école de Melun pendant deux ans. À sa sortie, avec une excellente note, il choisit la brigade de recherche de Nancy, où il sera affecté quatre ans. « La police judiciaire, c’est ma passion », confie-t-il.

Vient ensuite un poste de commandant en second à la compagnie de Coulomiers, en Seine-et-Marne : « Une grosse compagnie départementale, très active, qui m’a permis de commander des dispositifs opérationnels. » Avant d’arriver à Châteaubriant, il retourne à Châteaulin pendant près d’un an pour diriger une compagnie d’instruction : « J’étais responsable de 120 élèves en formation. Mon rôle était de garantir la qualité de leur préparation avant leur arrivée sur le terrain. »

Un territoire actif, des priorités claires

« Je suis très content d’arriver ici, car il y a une forte activité », reconnaît-il. Le territoire de la compagnie de Châteaubriant enregistre près de 4 000 crimes et délits chaque année, vols à la roulotte, vols par effraction, infractions commerciales et financières en tête. « Mon objectif est d’assurer la sécurité des personnes et des biens, mais aussi celle de mes gendarmes, car les interventions sont de plus en plus violentes. »

Ses priorités sont arrêtées : lutte contre les violences intrafamiliales, lutte contre les stupéfiants, et réponse aux phénomènes de délinquance, notamment les raids de cambriolages qui peuvent affecter le territoire.
Aller au contact : gendarmes et élus, même combat

Le commandant Balitch veut des gendarmes visibles, présents, ancrés dans leur territoire. « Qu’ils occupent le terrain », insiste-t-il. Pour cela, il entend multiplier les échanges avec les maires et renforcer la collaboration avec les partenaires institutionnels : sous-préfet, police municipale de Châteaubriant, mais aussi procureurs de Nantes et de Saint-Nazaire.

La compagnie s’organise autour de trois communautés de brigades (COB) : la COB de Châteaubriant (avec la brigade de proximité de la Meilleraye-de-Bretagne), la COB de Nozay (avec celle de Derval) et la COB de Blain (avec celle de Saint-Nicolas-de-Redon).

« Notre métier a du sens »

À ceux qui douteraient de la vocation, Julien Balitch répond avec conviction : « La bonne nouvelle, c’est que les gens ont besoin de nous. Le gendarme qui se lève le matin sait pourquoi il le fait. C’est un métier humain, varié, où l’on aide vraiment les gens. La reconnaissance vient lorsqu’on met hors d’état de nuire un malfaiteur, et aussi de la population, tout simplement. »

Visuels : © Alain Moreau.

 

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