
Dans un communiqué publié ce mercredi 6 mai, la municipalité souligne l’importance de la reconnaissance aux monuments historiques de la raffinerie de sucre Beghin-Say pour un site qui incarne deux siècles d’histoire industrielle et portuaire nantaise.
Pour la Ville, ce classement rappelle ce que Nantes doit à son passé ouvrier et maritime.
L’industrie sucrière y a ses racines au 17e siècle et connaît son apogée au 19e siècle, lorsque Nantes pèse lourd dans la production sucrière française, nourrie d’une matière première venue d’outre-mer et au coeur du commerce colonial. La famille Say s’y installe à cette époque, modernise progressivement le secteur avant de s’associer au groupe Béghin, donnant naissance à l’entité que les Nantais connaissent aujourd’hui.
L’usine prend sa couleur bleue caractéristique en 1993
La protection vient compléter un ensemble patrimonial déjà constitué. La Ville cite le site des Batignolles ainsi que les grues jaune, grise et noire, propriétés municipales, autant de marqueurs du paysage urbain que la collectivité met en avant dans ses aménagements, du Parc des chantiers à Bas-Chantenay.
Le site reste par ailleurs pleinement actif. Propriété du groupe Téréos, il continue d’abriter des activités de production. La Ville dit veiller, en lien étroit avec l’exploitant, au maintien et au développement de cette présence industrielle sur son territoire.
Visuel de Une : L’usine bleue Beghin-Say toujours en action © Direction du Patrimoine et de l’Archéologie, Ville de Nantes.




