Saint-Nazaire

Le Bal du Siècle ferme Jazzimut sur la place du Commando

Onze musiciens, un saxophone soprano pour ouvrir la piste et la place du Commando en guise de parquet : dimanche 27 septembre à 18 h, Le Bal du Siècle de François Corneloup referme en plein air, et gratuitement, la quatrième édition de Jazzimut.

Dimanche soir, la place du Commando devient une piste de danse. À 18 h, Le Bal du Siècle, grand orchestre de onze musiciens réuni par le saxophoniste François Corneloup, referme l’édition 2006 de Jazzimut en accès libre. Rondeau gascon, valse, biguine ou funk, le programme tient en une consigne : faire danser tout le monde, les anciens comme les enfants.

Six visages déjà croisés dans les quartiers

Une partie de l’orchestre a pris de l’avance. Vendredi, dans le square de la Résidence Autonomie des Jardins, puis samedi sur la terrasse de la bibliothèque Anne Frank, à la Bouletterie, Le Peuple Étincelle a joué en petite formation, accordéon et soprano en tête.

Le Peuple Étincelle fait danser la Bouletterie, en accès libre

Ce sextet, né en 2012, forme le noyau du Bal du Siècle. Dimanche, il change d’échelle. Au saxophone soprano de François Corneloup, à la guitare électroacoustique de Fabrice Vieira, à la basse d’Éric Duboscq, aux percussions de Fawzi Berger, à la batterie de Vincent Tortiller et aux claviers et à l’accordéon d’Antoine Girard s’ajoutent le violon de Clément Janinet, le saxophone de Camille Maussion, la clarinette de Catherine Delaunay, la trompette de Guillaume Dutrilleux et le trombone de Gabrielle Hayward.

De la scottish au reggae

Le répertoire, fait de compositions originales, puise dans toutes les danses qui remplissent une piste. Les vieilles danses de bal d’abord, rondeau gascon, scottish, cercle circassien, valse. Puis les rythmes venus de plus loin, biguine, mambo, samba. Et pour les plus jeunes, le funk et le reggae, portés par une section de cuivres qui ne manque pas de souffle. On danse seul, à deux, en ronde ou comme on l’entend.

Un compagnon de route de Bernard Lubat

Autodidacte, François Corneloup a commencé en 1979. Il a affûté son goût de l’improvisation auprès de Louis Sclavis, avant de devenir pendant dix ans l’un des piliers de la Compagnie Lubat.

Sa route a croisé celles de Michel Portal, John Scofield ou Marc Ducret, et il a monté plusieurs formations sous son nom, parmi lesquelles Entre les terres, Le Peuple Étincelle et R É V O L U T ! O N. Plutôt baryton et soprano, c’est au soprano qu’il mène le bal.

L’orchestre a déjà fait danser Uzeste, le 30 décembre 2023, au Théâtre Amusicien L’Estaminet. À Brest, des élèves du conservatoire l’avaient rejoint sur scène. En juin dernier, après trois semaines de résidence à la MÉCA de Bordeaux, il animait la Soirée du Siècle organisée par l’OARA, avec Bernard Lubat invité à l’apéro musette qui ouvrait la soirée.

Un après-midi de fanfares avant le bal

La place du Commando s’anime dès 16 h 30 avec le Big band du Conservatoire, suivi à 17 h 15 par la Fanfare des Irréductibles. Le Bal du Siècle prend le relais à 18 h. Le festival joue ensuite une dernière note, mardi 29 septembre, avec une rencontre autour du jazz et du roman noir réunissant l’écrivain Marc Villard et le pianiste Julien Lallier.

Pratique

Dimanche soir, la place du Commando devient une piste de danse. À 18 h, Le Bal du Siècle, grand orchestre de onze musiciens réuni par le saxophoniste François Corneloup, referme Jazzimut en accès libre. Rondeau gascon, valse, biguine ou funk, le programme tient en une consigne : faire danser tout le monde, les anciens comme les enfants.

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