Châteaubriant

Les retraités CGT de Châteaubriant réaffirment leurs revendications

Une quarantaine de syndiqués réunis pour dresser le bilan.

Les retraités CGT de Châteaubriant réaffirment leurs revendications face à la crise du pouvoir d’achat.

Une quarantaine de syndiqués se sont réunis jeudi 29 janvier 2026, pour faire le bilan d’une année difficile et tracer les perspectives de leur mobilisation. Au cœur des préoccupations : le pouvoir d’achat, les déserts médicaux et les transports.

Jeudi 29 janvier 2026, l’Union Locale Syndicale des Retraités (ULSR) CGT de Châteaubriant et sa région a tenu son assemblée générale en présence d’Yves Weeber, représentant de l’Union Syndicale des Retraités (USR) CGT 44. Dans une ambiance conviviale, autour du traditionnel gâteau et verre de l’amitié, une quarantaine de syndiqués retraités se sont retrouvés pour échanger sur leur situation.

Un pouvoir d’achat en berne

Serge Adry, secrétaire général de l’ULSR de Châteaubriant, a ouvert la rencontre par ses meilleurs vœux 2026, plaçant la fraternité et la solidarité au centre des valeurs syndicales. Son constat est sans appel : en 2025, les retraités ont connu des difficultés financières croissantes pour boucler leurs fins de mois.

« Les coûts grimpent en flèche », a-t-il souligné, évoquant l’envolée des loyers, de l’alimentation, du chauffage, de l’électricité, du gaz, des mutuelles et des assurances. Cette dégradation des conditions de vie contraste fortement avec l’augmentation continue de la fortune des plus riches, a-t-il dénoncé.

Un contexte d’inquiétude généralisée

Au-delà des questions matérielles, le responsable syndical a évoqué les préoccupations plus larges de ses collègues : la multiplication des conflits armés, le réchauffement climatique et l’explosion des inégalités Nord-Sud. Face à cette situation, la CGT entend se positionner comme « une force de propositions et de mobilisation dans l’unité pour mettre en échec les projets de régression sociale portés par le gouvernement ».

Des victoires mais des revendications maintenues

Si certaines batailles ont été gagnées en 2025 – notamment l’abandon du gel des pensions et des prestations sociales, ainsi que du doublement des franchises médicales –, les retraités CGT maintiennent leurs exigences. Ils réclament une augmentation de 10 % des pensions de base et complémentaires, ainsi que des mesures spécifiques pour porter les petites retraites à 2 000 euros.

Déserts médicaux : un enjeu local prioritaire

Sur le plan local, l’accès aux soins constitue une préoccupation majeure. Les retraités s’alarment de la situation des déserts médicaux dont ils sont les premières victimes. Ils exigent davantage de médecins généralistes et de spécialistes (dentaires, ophtalmologistes, dermatologues…), non seulement à Châteaubriant, ville centre du territoire, mais aussi dans les campagnes environnantes.

La question des transports a également été abordée, avec la demande d’un service mieux adapté aux besoins du territoire, tant pour les retraités que pour les salariés.

Une vie associative active

Les retraités CGT ne se contentent pas de revendiquer : ils veulent peser sur les orientations de leur ville et se positionner comme force de proposition. Leur vie associative reste dynamique avec des rencontres mensuelles de loisirs chaque dernier mardi du mois au siège de l’Union Locale, pour jouer aux cartes, échanger et débattre.

Plusieurs événements sont d’ores et déjà programmés : une journée grillade et pêche autour d’un étang aux environs de Châteaubriant le 18 juin, et en septembre, la fête des retraités de Loire-Atlantique à la Génestrie au Gâvre.