Châteaubriant

Miossec à Châteaubriant sur la scène du Théâtre de Verre

Le Brestois sera à Châteaubriant, le samedi 21 mars prochain pour un récital à guichet fermé.

Miossec à Châteaubriant sur la scène du Théâtre de Verre.

Le samedi 21 mars,  de 21 h 30 à 20 h 45, Christophe Miossec montera sur la scène du Théâtre de verre à Châteaubriant. Les cinq cents places sont parties. Complet. Ceux qui n’ont pas eu leur billet peuvent toujours s’inscrire sur liste d’attente — autant dire qu’il faudra croiser les doigts et ne pas trop y croire.

Depuis Boire en 1995, Christophe Miossec écrit à l’os. Pas de métaphores pour faire joli, des mots qui cognent là où ça fait mal — l’amour qui s’use, la Bretagne qu’on quitte ou qu’on ne quitte pas, la France qu’on regarde s’abîmer, le travail qui broie, la jeunesse qui fout le camp sans prévenir. Punk du verbe un jour, funambule du désespoir le lendemain, chroniqueur sans concession toujours. Brest, La Fidélité, Je m’en vais, Regarde un peu la France, Rose… autant de titres qui ont fini par appartenir à tout le monde, ce qui est la marque des grandes chansons.

Il y a des artistes qui s’éternisent sur scène comme pour retarder le moment de rentrer chez eux. Miossec n’est plus de ceux-là. Depuis quelque temps, le Brestois plie bagage après un peu plus d’une heure et quart. Pas de rappel interminable, pas de show à rallonge. Une heure et quatrt, et puis la nuit.

Certains y voient une forme de désengagement, ils ont tort

Une heure avec Miossec, c’est une heure et quelques à tenir face à quelque chose de vrai. Pas de fioritures, pas de lumières qui compensent le vide. Juste les mots, la guitare, et ce type qui chante comme s’il réglait une dette avec lui-même. S’il ne reste que soixante-dix minutes sur scène, c’est peut-être parce que soixante-dix minutes suffisent quand on ne perd pas de temps. Que la concentration, la leur comme la nôtre, a ses limites. Que l’intensité ne se dilue pas, elle se préserve.

Ce soir-là, il sera question aussi de Simplifier, son dernier album, qu’il n’avait pas encore vraiment défendu sur scène. Le titre en dit long sur la trajectoire : moins de bruit, davantage d’essentiel. À ses côtés, Stéphane Fromentin à la guitare et Nicolas Méheust aux claviers et pédales. Un trio. Pas d’orchestre, pas d’écran géant. Rien que la musique qui prend à la gorge.

Une heure donc, peut-être un peu plus. Le temps qu’il faut pour tout dire, et rien de plus.

Christophe Miossec
Samedi 21 mars 2026
Théâtre de Verre
44110 Châteaubriant

Visuel de Une : © DR.