
Ils étaient environ 200 ce vendredi matin à se retrouver sur le parvis de l’hôtel de ville de Châteaubriant pour le traditionnel défilé du 1er Mai. Un soleil généreux accompagnait le rassemblement, réunissant des militants et sympathisants venus de tout le Pays de Châteaubriant, mais aussi des communes alentour : Nozay, Treffieux, Abbaretz, cette dernière fortement représentée avec une banderole jaune pétard : » Abbaretz dit Non à l’intégrisme et à son projet d’école sectaire. » Le sujet de l’implantation d’une école sédévacantiste à Abbaretz et son refus de la population s’invitent à de nombreuses occasions sur le territoire.

Les syndicats CGT, CFDT, Solidaires, Force ouvrière et la Confédération paysanne avaient répondu à l’appel. Peu après 11 heures, le cortège s’est ébranlé par la rue Aristide Briand, artère principale de la ville, passant devant le Marché couvert, avant d’emprunter la rue Pasteur, de longer le château et de rejoindre l’esplanade des Terrasses pour les prises de parole. Tout cela dans la joie, une Fanfare hétéroclite rythmait la déambulation.
Les prises de parole des syndicats et du député
Jean-Claude Taillandier pour la CGT, a dénoncé la difficulté du pouvoir d’achat de chacune et chacun. Alain De Vieilleville, pour sa part a défendu la journée du Premier Mai. Antoine Baron, agriculteur et de la Confédération paysanne, a parlé de la laiterie d’Entrammes (Mayenne), placée en liquidation judiciaire. Le député Jean-Claude Raux, député de la 6ème circonscription de Loire-Atlantique, Châteaubriant-Ancenis a également pris la parole pour mettre en garde er demander de se préparer aux échéances à venir, à savoir, l’élection d’une femme ou d’un homme, président de la République en 2027.

La CFDT a rappelé d’emblée le caractère singulier de cette journée : « Le 1er mai est le seul jour férié de l’année chômé et payé pour tous les travailleurs. » Une date à défendre, a insisté le représentant de l’union locale, alors que le monde du travail traverse des mutations profondes liées à l’intelligence artificielle, à la transition écologique et aux évolutions démographiques.
« Remplir le frigo »
Le discours s’est aussi tourné vers ceux que l’on appelle les travailleurs de la deuxième ligne, aides à domicile, agents d’entretien, dont le labeur « souvent précaire » et « peu rémunéré » mérite selon la CFDT une bien meilleure reconnaissance. Plus largement, le syndicat a pointé des inégalités qui se creusent : « le monde du travail crée de la richesse », mais cette richesse « n’est pas partagée de façon équitable. »
La CFDT, par la voix de Bernard Gaudin, n’a pas manqué de dénoncer le rapprochement de certains représentants patronaux avec l’extrême droite, y voyant « une énorme confusion » et un « cynisme » incompatibles avec les valeurs syndicales. « Le Rassemblement national n’est pas un parti comme les autres », a-t-on martelé depuis les frondaisons de l’esplanade.
Le premier mai, c’est du boulot !
Une Cantine Solidaire a prix libre était présente pour restaurer tout ce beau monde et il en faut des bras pour organiser cette manifestation. Ça ne chôme pas. De la musique toujours avec « Out of the focus et à 15 h, le concert de la chorale féminine Las Mariposas. L’après-midi était consacré à la fête, au jeux de palets et de pétanque.
Sous le soleil de ce premier vendredi de mai, le message était clair : après la manif, place à la détente. Mais sans oublier pourquoi on s’était levé tôt.




