Le 27 janvier 2025 au soir, l’hypermarché Leclerc de Saint-Nicolas-de-Redon baissait le rideau. L’eau est montée vite. Jusqu’à 1,20 m dans certaines parties du magasin, malgré les murs de protection élevés après la crue de 2001 et rehaussés après celle de 2014. Il a fallu attendre le 1er avril pour revoir des clients avenue Jean-Burel.
La fermeture a duré deux mois et coûté près de sept millions d’euros. Depuis, le gérant ne cache pas qu’il voit l’avenir du magasin ailleurs, convaincu que l’eau reviendra. En attendant, une première pièce bouge : le drive.
La commission départementale d’aménagement commercial (CDAC) de Loire-Atlantique a autorisé la société PRD (Pays de Redon distribution), propriétaire de l’hypermarché, à créer un drive de huit pistes au 4, rue des Chênes, dans la zone d’activité économique des Bauches. Le drive actuel, installé dans le pignon ouest du magasin, y sera transféré. L’espace libéré servira aux réserves, aujourd’hui entreposées dans la partie du site la plus exposée à l’eau.
Un PLU modifié pour un seul bâtiment
Le terrain des Bauches appartient aux adhérents du Leclerc. Il s’agit d’un ancien magasin de bricolage, que le plan local d’urbanisme de Saint-Nicolas-de-Redon réservait à l’artisanat. Impossible, en l’état, d’y installer un drive.
Redon Agglomération, compétente en urbanisme, a donc engagé en juin une modification du PLU limitée à ce bâtiment et à ses abords, pour y autoriser les activités de type drive. Le dossier a été mis à la disposition du public du 31 août au 2 octobre. Il n’a recueilli qu’une observation, d’ordre technique. Le bureau exécutif de l’agglomération a approuvé la modification le 12 octobre, et la CDAC s’est prononcée deux semaines plus tard.
Un chantier presque terminé
PRD n’a pas attendu le feu vert pour avancer. L’auvent des huit pistes est monté, le bâtiment rhabillé, le permis de construire déposé. Il ne reste qu’à équiper le drive, qui longera l’axe Saint-Nazaire-Rennes.
L’autorisation peut encore faire l’objet d’un recours devant la Commission nationale d’aménagement commercial, dans un délai d’un mois.
Visuel : © Google street view



