Sainte-Luce-sur-Loire renforce son service petite enfance
Le conseil municipal s’est réuni mercredi 24 septembre 2025 à Sainte-Luce-sur-Loire. À l’ordre du jour notamment : une présentation des missions du Service Public de la Petite Enfance et des modes d’accueil des enfants de moins de 3 ans à Sainte-Luce et le renouvellement du contrat local contre les violences sexistes et sexuelles.
Sainte-Luce-sur-Loire renforce son service petite enfance.
La commune de la métropole nantaise a fait le point sur sa politique d’accueil des enfants de moins de trois ans lors du conseil municipal du 24 septembre. Un dispositif de lutte contre les violences conjugales a également été reconduit.
Depuis janvier 2025, l’accueil de la petite enfance constitue une compétence communale. À Sainte-Luce-sur-Loire, cette nouvelle responsabilité s’accompagne d’une réflexion approfondie sur l’adéquation entre l’offre d’accueil et l’évolution démographique du territoire. Le conseil municipal du 24 septembre a été l’occasion de dresser un bilan de l’action municipale dans ce domaine.
Un taux d’accueil supérieur à la moyenne métropolitaine
Avec un taux de couverture de 80,9 % pour les enfants de moins de trois ans en 2022, selon les dernières données de la Caisse d’allocations familiales, Sainte-Luce-sur-Loire dépasse les moyennes de Nantes Métropole (75 %) et du département de Loire-Atlantique (78 %). Cette performance, stable depuis 2017, repose sur un maillage diversifié d’équipements.
La commune dispose notamment de 80 places en multi-accueil réparties entre les structures Bidibulle et Félix-Tessier, de 42 places en crèche interentreprises, de 12 places dans deux micro-crèches – dont l’une ouvrira prochainement dans la résidence du Clos du Chassay – et de 28 places dans trois maisons d’assistants maternels (MAM).
Ces MAM, créées échelonnées entre 2012 et 2021, témoignent d’une politique volontariste d’accompagnement des initiatives privées et associatives. Depuis 2021, la mairie a organisé dix-sept rendez-vous pour des projets d’installation, illustrant sa démarche proactive de développement de l’offre.
Un accompagnement renforcé des familles et des professionnels
Au-delà de la gestion des équipements, le Relais petite enfance assure une mission d’information et d’orientation des familles. En 2024, 215 familles ont sollicité ce service, tandis que 31 ont bénéficié d’un accueil individuel. Des dispositifs collectifs complètent cette offre : le Lieu d’accueil enfants-parents, les rencontres « Mom’en famille » et les conférences du pôle parentalité.
La formation des professionnels constitue également un axe prioritaire. Les 76 assistantes maternelles en activité sur la commune bénéficient d’un accompagnement spécifique, tandis qu’une psychomotricienne intervient vingt heures par an dans les multi-accueils.
« Il s’agit de former autant les professionnels du multi-accueil que les assistants maternels », souligne Marianne Bessemoulin, adjointe à l’éducation et à la jeunesse.
Reconduction du contrat contre les violences conjugales
Le conseil municipal a également approuvé le renouvellement jusqu’en 2028 du contrat local de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, initialement signé en 2020. Ce dispositif partenarial associe la commune, la gendarmerie, les associations spécialisées, le département et les bailleurs sociaux.
« Malgré des avancées notables, les violences conjugales restent nombreuses et difficiles à repérer. 48 % des femmes victimes ne portent pas plainte », rappelle Véronique Cadieu, conseillère municipale en charge de ce dossier. En 2023, 271 000 victimes de violences conjugales ont été identifiées en France, dont 85 % de femmes.
Le dispositif prévoit notamment la présence d’une référente aux violences intra-familiales en mairie, des actions de sensibilisation dans les établissements scolaires et la formation des professionnels de santé. Dans sa version renouvelée, le contrat intégrera de nouveaux volets consacrés à la prévention des violences dans le sport et l’espace public.
Changement à la tête de la sécurité
Le maire Anthony Descloziers a par ailleurs annoncé la démission de Michel Le Clanche du groupe majoritaire. L’ancien délégué à la sécurité et à la tranquillité publique demeure conseiller municipal mais sans délégation. Catherine Corbes, première adjointe, reprend ces compétences dans un contexte d’amélioration de la situation sécuritaire, les atteintes aux biens ayant diminué d’environ 15 % entre 2023 et 2024.
Depuis 2020, la politique municipale de sécurité s’est traduite par le recrutement d’un sixième policier municipal et l’installation de quinze caméras aux entrées et sorties de ville, une première pour la commune.
