Ancenis

À Ancenis-Saint-Géréon, un vœu municipal pour renforcer la protection de la santé mentale des jeunes

Le conseil municipal d'Ancenis-Saint-Géréon a adopté à l'unanimité, lors de sa séance du 29 juin 2026, un vœu de soutien à une proposition de loi transpartisane sur la santé mentale, ainsi qu'une interpellation des députés et sénateurs. La délibération, portée par le maire Rémy Orhon, fait référence à un événement survenu le 10 avril dans la commune.

Ce jour-là, le vendredi 10 avril 2026  au lycée Joubert-Maillard, un élève en détresse psychologique a porté des coups de couteau à une  camarade. Les jours de la jeune fille n’ont pas été mis en danger. La délibération précise que, quelques semaines plus tôt, la mère du jeune agresseur avait recherché une aide psychologique pour son fils, se heurtant au manque de moyens des établissements spécialisés.

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La décision municipale élargit ensuite le propos à l’échelle nationale, évoquant la multiplication des attaques violentes en milieu scolaire et des actes de suicide chez les jeunes, qu’il ne considère plus comme des faits divers isolés. Plusieurs chiffres sont cités à l’appui : les troubles psychiques constitueraient la première cause de morbidité et de handicap chez les 15-25 ans, entre 63 et 75 % des troubles psychiatriques apparaîtraient avant 25 ans, et les hospitalisations pour tentative de suicide auraient augmenté de 16,6 %. La délibération pointe également un déficit de moyens en pédopsychiatrie dans le département.

Le 5 mai dernier, des acteurs de la santé et de l’éducation de la commune ont dressé un état des lieux et recherché des solutions. La mairie s’engage à interpeller les plus hautes instances, et à organiser une réunion publique pour sensibiliser les habitants, à mettre en place une formation aux premiers secours en santé mentale, et à étudier l’ouverture d’une antenne de la maison des enfants sur le modèle de celle des adolescents.

Un projet de loi porté par un groupe d’élus transpartisan

La délibération fait aussi référence à un projet de loi rédigé par un groupe de députés transpartisan, articulé autour de trois priorités : développer la prévention, améliorer l’accès aux soins et renforcer la santé mentale au travail. Ce texte prévoirait notamment la création d’un Pass premiers secours en santé mentale, le déploiement d’équipes mobiles et la révision du document unique d’évaluation des risques professionnels.

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Le vœu de soutien à cette proposition de loi a été adopté à l’unanimité : 35 conseillers présents ou représentés, 35 votants, 35 exprimés, 35 voix pour, aucune abstention ni voix contre. Le conseil municipal demande au gouvernement de prendre des mesures concrètes pour la santé mentale dans le cadre de la grande cause nationale, et d’assurer une prise en charge de haute qualité et rapide, notamment pour le public adolescent.

Au niveau local, Ancenis-Saint-Géréon a prévu plusieurs actions concrètes

Une réunion publique se tiendra le jeudi 24 septembre au théâtre Quartier Libre, en présence de cinq députés du groupe transpartisan à l’origine du projet de loi sur la santé mentale.

Seize animateurs et Atsem ont déjà été formés à l’accompagnement des enfants à besoins spécifiques. Pour 2027, la ville envisage d’expérimenter le Pass premiers secours en santé mentale auprès de ses propres agents. Rémy Orhon explique que l’objectif est de disposer de personnes formées pour repérer plus facilement des jeunes, ou des adultes, susceptibles d’avoir besoin d’un accompagnement. Ce dispositif pourrait ensuite être étendu aux dirigeants et encadrants d’associations.

Informer, sensibiliser

Au théâtre Quartier Libre d’Ancenis, il est prévu par ailleurs des temps forts consacrés à la bipolarité dans sa programmation, et un annuaire des professionnels de la santé mentale doit être élaboré à l’échelle de la commune.

Enfin, Ancenis-Saint-Géréon va candidater pour accueillir une antenne de la Maison des enfants, un service public destiné aux enfants de 6 à 11 ans et à leurs familles, dont l’ouverture est prévue à l’automne à Nantes. Cette structure a vocation à accueillir et accompagner les enfants confrontés à une difficulté ou à un mal-être, ainsi que leur entourage.

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