
Le syndicat Force Ouvrière du CHU de Nantes alerte sur des fermetures de lits en psychiatrie adulte et en pédopsychiatrie, qu’il attribue au manque de médecins psychiatres. Dans un tract daté du 1er octobre 2026, il en dresse la liste.
Sept lits sont fermés à l’unité adulte Sevel, au moins jusqu’en janvier 2027, et leur réouverture dépend du recrutement de psychiatres. Six autres le sont à l’unité de pédopsychiatrie Espace. À Philae, nouvelle unité de pédopsychiatrie, la moitié des lits sont fermés.
Pour FO, la direction du CHU et ses tutelles n’ont rien fait pour anticiper ces absences de médecins, alors que la psychiatrie est en grande difficulté dans la région. Le syndicat cite des fermetures de lits ou de structures à Blain, Laval et Cholet.
Des mineurs hospitalisés en secteur adulte
En Loire-Atlantique, département que le syndicat décrit comme déjà sous-doté en lits de pédopsychiatrie, ces fermetures vont selon lui aggraver les tensions et augmenter le nombre de patients mineurs hospitalisés en secteur adulte. FO évoque des conséquences « dramatiques » : agressions physiques ou sexuelles, ruptures de soins, perte de confiance.
Le syndicat affirme avoir alerté à de nombreuses reprises. Il accuse les gouvernements successifs, avec la « complicité » des ARS, de n’avoir rien fait pour éviter la situation, et même de l’avoir aggravée en réduisant les budgets. Il cite les 54 milliards d’économies annoncés pour 2027 par le « gouvernement Macron/Lecornu » et en conclut que la situation va continuer de se dégrader. FO rappelle que ce gouvernement avait fait de la psychiatrie une grande cause nationale, et le tient pour directement responsable des pertes de chance des patients, des ruptures de soins et des agressions de patients mineurs en secteur adulte.
Six revendications
Le syndicat réclame l’embauche de psychiatres pour rouvrir tous les lits fermés, l’augmentation des effectifs paramédicaux dans toutes les unités afin d’alléger la charge de travail et de mieux accompagner les patients, ainsi que le remplacement de tous les arrêts, médicaux et non médicaux.
Enfin le syndicat hospitalier FO demande aussi des moyens pour la psychiatrie de secteur, qu’il présente comme un maillon essentiel de la prise en charge, l’attribution de l’indemnité forfaitaire de risques à l’ensemble du personnel de psychiatrie, et l’augmentation du point d’indice pour rendre les métiers attractifs.
Visuel d’illustration © Towfiqu Barbhuiya




