Le couperet est tombé lundi 19 octobre 2026. France Galop a dévoilé sa nouvelle carte des hippodromes. Plus d’une vingtaine de pistes françaises perdent le galop. Châteaubriant garde le sien, mais change de visage : les courses de haies quittent la Métairie Neuve, remplacées par des courses plates.
Pour l’Association des Courses Hippiques de Châteaubriant, l’essentiel est sauf. Le nombre de courses de galop ne diminue pas. Elles restent au nombre de 38, avec une particularité : en 2027, elles seront regroupées sur cinq journées Premium. « C’est une bonne nouvelle pour la pérennité de l’hippodrome », annonce Alain Hunault, président de l’association.
Une restructuration lancée en septembre
Le chantier avait été ouvert le 10 septembre. Ce jour-là, à Longchamp, France Galop avait présenté à son Comité, aux conseils du plat et de l’obstacle et à la Commission des régions les travaux d’une Task Force sur le maillage territorial des hippodromes, avec un objectif de retour à l’équilibre financier du galop français dès 2029. Le principe affiché : redéployer l’intégralité des encouragements correspondants vers d’autres hippodromes.

Châteaubriant figurait déjà dans ces premières préconisations. La Task Force proposait l’arrêt de l’obstacle sur sept hippodromes, dont celui de la Métairie Neuve. La décision du 19 octobre confirme cette orientation.
Plessé perd le galop
La liste des hippodromes qui n’accueilleront plus de courses de galop est longue : Agen, Auch, Aurillac, Beaupréau, Carcassonne, Carhaix, Cavaillon, Divonne-les-Bains, Gramat, Guerlesquin, Guingamp, Hyères, Les Sables-d’Olonne, Meslay-du-Maine, Méral, Molières, Montauban, Montignac, Plessé, Plestin-les-Grèves, Plouescat, Sillé-le-Guillaume, Vitré et Vitteaux. En Loire-Atlantique, seul Plessé est concerné. Trois sites risquent de fermer leurs portes : Aurillac, Sillé-le-Guillaume et Guingamp.
D’autres hippodromes se spécialisent dans une seule discipline
Pour le plat : Aix-les-Bains, La Teste, Toulouse, Cholet, Saint-Malo, Châteaubriant, puis progressivement Strasbourg et Vittel.
France Galop justifie ses choix par une logique d’économies, dans un contexte de baisse des paris hippiques. Plusieurs critères ont été pris en compte : le nombre de chevaux disponibles dans un rayon de 200 km, le type d’arrosage des pistes, la saisonnalité des courses face au réchauffement climatique, l’affluence, le poids territorial des épreuves et le coût de fonctionnement de chaque site.
Trois disciplines jusqu’ici
Créé en 1980, l’hippodrome de la Métairie Neuve accueillait jusqu’à présent trois disciplines : le trot, le plat et les haies. Il en gardera deux. Le trot, qui dépend de la Société d’encouragement à l’élevage du trotteur français et non de France Galop, n’est pas touché par cette réforme.
Visuels : © Alain Moreau




