La Plaine-sur-Mer

Incendie à La Plaine-sur-Mer : le temps de la reconstruction 

Plus de deux semaines après l'incendie ravageur qui a touché la commune de La Plaine-sur-Mer, l'activité a repris dans la ville, mais les conséquences sont encore bien visibles.

Il est 13 h 30 vendredi 10 juillet à La Plaine-sur-Mer quand les premières flammes de l’incendie se déclarent. La cause n’est pas encore connue mais l’enquête est en cours. Au total, ce sont 83 hectares qui seront brûlés, dont une très grande partie du camping Mirabel La Renaudière. 

Évacuation du centre équestre

Pendant plusieurs heures, ce sont 180 sapeurs-pompiers et 62 gendarmes qui sont mobilisés. Certains des 5 000 habitants de La Plaine-sur-Mer ont aussi apporté leur aide, notamment pour soutenir le centre équestre Joalland Équitation, situé à l’ouest du camping.

Incendie à La Plaine-sur-Mer : le temps de la reconstruction 
François Pinson-Vincent, directeur du centre équestre

François Pinson-Vincent, le directeur du centre, raconte l’évacuation de son centre. Alors que l’incendie touche une première parcelle où se trouvaient des chevaux, l’évacuation commence : cinq premiers chevaux sont sortis rapidement, avant que les flammes ne progressent « à vitesse grand V ». Par chance, en raison de la canicule, aucun cours n’était dispensé ce jour-là. Les derniers animaux sont plus difficiles à évacuer avec la propagation des fumées.

Heureusement, grâce à un appel lancé sur WhatsApp, des amis agriculteurs arrivent en une vingtaine de minutes avec des vans pour prêter main-forte. 

Au total, 14 hectares seront touchés et une partie des clôtures sera détruite par le passage du feu. 

« Il faut voir le verre à moitié plein »

Malgré les dégâts matériels, estimés à 15 000 euros, dont 30 tonnes de foin qu’il faudra acheter pour nourrir les chevaux le temps que les prairies repoussent, aucun des 42 chevaux n’a été blessé. Un soulagement pour l’éleveur, qui choisit de relativiser : « il faut voir le verre à moitié plein ». 

Les nombreuses parcelles brûlées restreignent l’accès des chevaux aux pâturages : « Le bien-être animal est en jeu à cause d’un tiers », rappelle-t-il, pensant aussi aux éleveurs et employés du camping voisin qui, eux, ont tout perdu. « Il y en a qui ne travaillent plus à cause de ça », glisse-t-il, avant d’ajouter : « On reste positif ». Signe de cette résilience, l’activité du centre a repris dès le lundi 13 juillet.

Le camping retient son souffle pour l’été

Du côté du camping, en 45 minutes, l’ensemble des vacanciers sont évacués, 220 personnes au total. Mais les emplacements, eux, subiront la violence des flammes : 150 emplacements sur 200 sont ravagés, la terre est brûlée et les mobil-homes détruits. À 1,5 km de ce camping, là où a démarré le feu, une habitation est également détruite. Le camping ferme définitivement ses portes pour la saison, une situation très difficile pour les employés dans la meilleure période de l’année. La plupart des déchets ne sont pas encore évacués, mais le camping espère reprendre une activité l’été prochain.

Du côté des habitants, l’incompréhension domine face à la rapidité avec laquelle le feu s’est propagé. « C’est affolant, un coup de vent et tout part, les gens ne font pas assez attention », témoigne un riverain.

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