
Ce dimanche 20 septembre, à 11 h, la fanfare Air MUBB donne le coup d’envoi du festival Jazzimut aux Halles de Saint-Nazaire, place du Commerce. Sept musiciens, grosse caisse, caisse claire, guitare, sousaphone, deux trombones et saxophone, pour un mélange de blues rock, de funk et de reprises intemporelles, en accès libre. Une entrée en matière festive et cuivrée avant neuf jours de concerts qui courent jusqu’au 29 septembre.
Une fanfare pour ouvrir le bal
Pour sa quatrième édition, le festival quitte le mois de mai et s’installe pour la première fois à l’automne. Un changement de calendrier qui s’accompagne d’un nouveau territoire : après un premier détour par Montoir-de-Bretagne en 2025, la salle Bonne Fontaine devient cette année un lieu à part entière de la programmation, aux côtés du Conservatoire Boris Vian, du Théâtre Simone Veil et du Cinéma Jacques Tati.
Le festival prend ses quartiers d’automne
Né fin 2021 d’un noyau de musiciens et d’amateurs nazairiens, Jazzimut avait posé sa première pierre du 23 au 27 mai 2023, au théâtre Jean-Bart, au VIP et hors les murs, réunissant environ 3 000 festivaliers autour d’une douzaine de manifestations.
L’édition 2024, du 21 au 26 mai, avait ajouté une journée supplémentaire et ouvert le bal avec Shai Maestro, avant que Papanosh ne le clôture. En 2025, du 20 au 24 mai, le festival avait accueilli Paolo Fresu en ouverture au Théâtre Simone Veil, portant la fréquentation à 3 500 spectateurs.
Trois éditions déjà, un festival en pleine croissance
Après la fanfare Air MUBB, la semaine se poursuit dès le lundi 21 septembre avec le Cinéma Jacques Tati, qui programme The Connection de Shirley Clarke. Le mardi 22, cap sur Montoir-de-Bretagne et la salle Bonne Fontaine, avec le trio Designers du contrebassiste Joachim Florent puis l’Émile Parisien Quartet, qui fête les vingt ans de la formation avec l’album Let Them Cook.
Le jeudi 24 septembre, le Théâtre Simone Veil accueille la pièce maîtresse de l’édition, Cantos Brujos, le spectacle de Jean-Marie Machado avec la danseuse de flamenco Cristina Hall et l’orchestre Danzas, une relecture de L’amour sorcier de Manuel de Falla.
Le pianiste y retrouve un projet déjà présenté au Conservatoire de Nantes en décembre 2024, dans le cadre d’une saison nantaise qui l’avait aussi conduit à créer son premier opéra, La Falaise sans nom, à l’Opéra de Rennes puis au Théâtre Graslin.
Une semaine de concerts dans toute la ville
Le vendredi 25 septembre, le Conservatoire Boris Vian reçoit deux soirées consécutives : la chanteuse albanaise Elina Duni, accompagnée de Rob Luft à la guitare et de Matthieu Michel à la trompette, puis Robinson Khoury, prix Django Reinhardt 2024, avec son projet MŸA, à la croisée du jazz, des sonorités moyen-orientales et de l’électronique.
Le lendemain, samedi 26, le trio Yeti de Yoann Loustalot précède le duo LéNo d’Arnaud Dolmen, Victoire du Jazz 2025, et du pianiste Leonardo Montana.
Le Bal du Siècle pour refermer l’édition
Le festival se referme en musique populaire avec le Bal du Siècle de François Corneloup, formation de onze musiciens, dimanche 27 septembre en plein air et en accès libre, précédé dès 16 h 30 par plusieurs fanfares. Le mardi 29 septembre, une rencontre littéraire et musicale autour du jazz et du roman noir, avec l’écrivain Marc Villard et le pianiste Julien Lallier, clôt définitivement l’édition.
Un festival qui résiste
Cette quatrième édition se construit dans un contexte budgétaire tendu. La Région Pays de la Loire a supprimé l’intégralité de sa subvention, le Département n’a pas renouvelé son aide, et la Ville de Saint-Nazaire a dû réduire sa contribution. C’est grâce à la DRAC Pays de la Loire, à des mécènes privés (Chantiers de l’Atlantique, MSC Croisières, Crédit Mutuel, entre autres) et à une trentaine de bénévoles que le festival tient le cap.
Visuel de Une: © Marie Bulteau




