Loire-Atlantique

Jean-Claude Raux monte au créneau pour les écoles rurales

Carte scolaire 2026 : 13 classes menacées en Loire-Atlantique. La première version de la carte scolaire 2026/2027 prévoit la fermeture de 13 classes dans les 74 écoles publiques de la 6e circonscription de Loire-Atlantique. D'Ancenis-Saint-Géréon à Saint-Julien-de-Vouvantes en passant par Abbaretz, des établissements sont dans le viseur. Pour le député Jean-Claude Raux, ce n'est pas une réorganisation, c'est un renoncement. Il tire la sonnette d'alarme : derrière les chiffres, c'est l'avenir de l'école rurale de proximité qui est en jeu.

La carte scolaire 2026/2027 prévoit la fermeture de 13 classes dans les 74 écoles publiques de la 6e circonscription de Loire-Atlantique. Pour le député Jean-Claude Raux, ce n’est pas une réorganisation, c’est un renoncement. Il tire la sonnette d’alarme : derrière les chiffres, c’est l’avenir de l’école rurale de proximité qui est en jeu.

Jean-Claude Raux, le député de la 6e circonscription ne déplore pas une simple révision administrative : il dénonce un choix politique. « Fermer une classe ici pour en sauver une autre là, c’est un sauvetage à la marge, pas une politique scolaire », écrit-il, en visant directement la logique de rééquilibrage qui guide la première version de la carte scolaire pour l’année 2026/2027.

Treize classes menacées dans soixante-quatorze écoles publiques

Derrière ce décompte, le député pointe des situations qu’il juge particulièrement incohérentes. À Ancenis-Saint-Géréon, trois fermetures de classe sont envisagées, une dans chaque établissement de la ville. À Saint-Julien-de-Vouvantes, c’est une école intégrée dans un Regroupement Pédagogique Intercommunal, un dispositif officiellement présenté comme un modèle d’avenir pour les territoires ruraux, qui se retrouve dans le viseur. Des écoles classées prioritaires au regard des critères sociaux sont, elles aussi, concernées. Pour Jean-Claude Raux, le constat est sans appel : « C’est tout un système qui renonce à l’égalité. »

Ce qui inquiète le député, c’est moins la mécanique de chaque fermeture prise isolément que l’effet de chaîne qu’elle déclenche. « Cette logique de rééquilibrage est vicieuse, elle crée un effet domino : chaque fermeture fragilise les établissements voisins, gonfle les effectifs restants et accélère le déclin du réseau. » Une spirale qui, dans des communes déjà fragilisées, peut s’avérer fatale pour le tissu éducatif local.

Car en milieu rural, l’enjeu dépasse la seule question pédagogique. « L’école est souvent le dernier service public de proximité dans les communes rurales », rappelle l’élu. La fermer, c’est donc envoyer un signal fort, et douloureux. « Une classe qui ferme amplifie, une nouvelle fois, le sentiment de désengagement de l’État », insiste-t-il, dans un territoire où la désertification médicale retarde déjà le suivi des enfants en situation de handicap et où l’accès à la culture reste inégal.

Pourtant, Jean-Claude Raux refuse de se cantonner à la posture défensive. Il retourne l’argument démographique contre ceux qui s’en servent pour justifier les coupes : si les effectifs baissent, pourquoi ne pas en profiter pour améliorer les conditions d’apprentissage plutôt que de fermer ? « La baisse démographique doit être une opportunité : offrir aux élèves un meilleur cadre d’apprentissage avec des classes moins chargées », plaide-t-il. Une vision à rebours de la logique comptable qui semble aujourd’hui prévaloir.

C’est précisément contre cette logique que le député conclut son communiqué avec une formule qui résume sa ligne : « Pour nos écoles rurales : une ambition, un vrai statut, pas des fermetures comptables ! » Un appel qui s’adresse autant à l’Éducation nationale qu’aux élus locaux, dans un département où la carte scolaire n’a pas fini de faire débat avant sa version définitive.

Visuel de Une : © Laura Rivera.

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