Selon le communiqué, une demande d’audience a été formulée auprès de la DSDEN mi juin 2026, restée à ce jour sans réponse.
Les équipes indiquent avoir appris, en une semaine au mois de juin, « un changement du nombre de classes », annoncé en deux temps, ce qui les a contraintes à revoir dans l’urgence les travaux de préparation de la rentrée à venir.
Une demande d’audience restée sans réponse
Le collège chiffre précisément les postes manquants pour accueillir correctement les élèves prévus : « un poste de CPE, un poste d’infirmière, un poste d’agent territorial ».
Des effectifs en hausse de plus de 20 % en trois ans
Les personnels soulignent que les effectifs du collège Ville aux Roses ont augmenté de plus de 20 % en trois ans, sans ajustement des effectifs du service vie scolaire, surveillants et CPE compris. Le texte rappelle que l’établissement se situe en Réseau d’éducation prioritaire, où « une seule personne au poste de CPE doit gérer les incidents qui se multiplient avec un impact sur le climat scolaire, et les dossiers d’accompagnement d’élèves présentant des troubles anxieux toujours plus nombreux ».
Un bâtiment dimensionné pour 560 élèves, près de 700 attendus
Les travaux de rénovation avaient dimensionné l’établissement pour 560 élèves. Le collège en attend désormais près de 700 à la rentrée de septembre, ce qui pose, selon le communiqué, des « soucis matériels de nombre de salles disponibles ».
Autre indicateur mis en avant, le nombre de passages à l’infirmerie a bondi d’un tiers en deux ans, alors même qu’un poste d’infirmière est menacé de fermeture.
Le rôle de la désaffection de l’enseignement privé
Un lien est établi entre cette hausse des effectifs et une désaffection de l’enseignement privé, pour des raisons principalement économiques. Il pointe un mécanisme comptable jugé problématique : la direction diocésaine de l’enseignement catholique continuerait de comptabiliser, pour la rentrée prochaine, des élèves qui en réalité n’en feront pas partie. Le rectorat verserait alors des moyens à l’enseignement privé pour ces élèves fictifs, alors que ceux ci seront scolarisés dans le public à la rentrée.
Le texte relève une asymétrie juridique entre les deux secteurs, la loi n’obligeant pas les établissements privés à restituer les moyens s’ils accueillent moins d’élèves que prévu, contrairement aux établissements publics. « De ce fait les établissements publics, dont notre collège, sont floués par ces manœuvres comptables et les décisions politiques », affirme le communiqué.
« Nous ne réclamons pas des moyens supplémentaires mais les moyens qui nous sont dus »
Cette phrase résume la position portée par les équipes du collège du Quartier Prioritaire de la Ville de Châteaubriant, qui préviennent : « En l’absence d’évolution réelle de notre situation, des actions seront menées à la rentrée. »
Visuel de Une : Collège Ville au Roses.




