Nantes

La Folle Journée 2026 : un marathon musical pour tous

Du 28 janvier au 1er février 2026, la 32e Folle Journée célèbre les fleuves en musique à Nantes. Première édition sans René Martin, ce marathon musical propose trois cents concerts en cinq jours d'effervescence classique.

Les Fleuves en musique sont à l’honneur de la 32 è édition de la Folle Journée qui se déroule du 28 janvier au 1er février 2026. La première édition, sans René Martin.

Depuis 1995, La Folle Journée bouscule les codes. Inventée à Nantes par René Martin, cette manifestation hors norme s’est donné une mission : rendre la musique classique accessible sans jamais transiger sur l’exigence artistique. Le principe ? Cinq jours de concerts, trois cents rendez-vous de quarante-cinq minutes chrono, deux mille artistes parmi les plus grands du monde. Le tout à la Cité des Congrès, dans une atmosphère de kermesse savante où l’on papillonne d’une salle à l’autre, d’un quatuor à un orchestre, d’une découverte à une révélation.

Chaque édition épouse un thème : un compositeur phare, un courant musical, une idée transversale. Et cette formule, qui a fait ses preuves sur les bords de l’Erdre, a essaimé bien au-delà des frontières régionales. Après avoir conquis les Pays de la Loire dès 2003, La Folle Journée a posé ses valises à Lisbonne, Bilbao, Rio, Varsovie, Tokyo, Ekaterinbourg. Preuve que la musique classique, quand elle se libère de ses ors et de ses pesanteurs, parle toutes les langues.

Embarquez ! Tourbillonnez ! Laissez-vous porter !

En 2026, la Folle Journée tangue et virevolte au fil de l’eau ! Cap sur les fleuves du monde – ces veines musicales qui battent au cœur des continents. De la Volga au Mississipi, du Rhin à la Seine, suivez le courant !

Le Danube, la Moldau, l’Elbe, le Rhin, la Tamise, la Loire, la Seine, le Pô, le Guadalquivir, la Volga, le Fleuve Jaune, le Mississippi, le Nil, le Tigre, l’Euphrate, le Jourdain, le Styx, l’Achéron, le Léthé, le Tibre, la Vistule, l’Orlice.

Quand les fleuves font leur concert

Des Tchèques au top

L’Orchestre Philharmonique de Hradec Králové débarque de Bohême. Première fois à Nantes pour cette pépite installée pile au confluent de l’Elbe et de l’Orlice. Leur truc ? L’Europe centrale dans les veines : Dvořák, Smetana, Brahms, Strauss. Du lourd.

Vienne sans chichis

Le Johann Strauss Ensemble d’Ingo Ingensand balance trois programmes différents. Des tubes, mais aussi des trucs rares qu’on n’entend jamais. La valse viennoise comme vous ne l’avez pas entendue depuis longtemps.

Baroque français, niveau expert

Le Palais royal de Jean-Philippe Sarcos s’attaque au Super flumina Babylonis de Michel Delalande. L’exil à Babylone version XVIIe siècle. Chœur et orchestre, classe absolue.

Gospel et spirituals, direct des States

L’American Spiritual Ensemble d’Everett McCorvey traverse l’Atlantique pour ramener les negro spirituals dans leur version originale. Trois siècles de tradition née près du Mississippi. Ça va secouer.

La Folle Journée 2026 : un marathon musical pour tous

Mystère bulgare

Le Mystère des voix bulgares : 70 piges au compteur, toujours aussi bluffant. Polyphonies ancestrales mixées à la modernité. Un chœur féminin qui défie les lois de la physique vocale.

La Renaissance ressuscitée

La Capella de la Torre de Katharina Bäuml réinvente la Loire royale. Instruments d’époque, châteaux de la Renaissance, tout le tralala historique. Sauf que là, c’est du sérieux.

L’Ensemble Jacques Moderne va encore plus loin : ils mélangent les polyphonies de la Renaissance avec des vrais sons de nature – rossignols, pics épeiches, hérons – enregistrés par l’audio-naturaliste Boris Jollivet. La Loire version immersive.

Trompette anglaise

Matilda Lloyd, jeune prodige britannique de la trompette, déboule avec son Fanfare on the Thames. Musique pour trompette et cordes, audace et cuivres. Trajectoire fulgurante.

Maria Bach, ou la résurrection

Qui connaît Maria Bach (1896-1978), compositrice et peintre autrichienne ? Personne. Son Quintette « Volga » pour cordes et piano, inspiré du Chant des bateliers, va vous scotcher. Découverte garantie.

Création contemporaine

Le Paris Mozart Orchestra de Claire Gibault crée Ô… où s’en vont les ruisseaux ?, un mélologue du jeune Orlando Bass sur un texte d’Erik Orsenna. Du neuf, du frais, du vivant.

Polar à l’italienne

L’Ensemble Hémiolia balance un programme-enquête : Morts sur le Tibre. Montéclair, Bononcini, Haendel – les secrets noirs de Rome en musique baroque. Clin d’œil à Agatha Christie, ambiance polar garanti.

Percussions futuristes

Le Sextuor Impact s’empare d’Aspects d’un fleuve de Sami Naslin : six vibraphones plus électronique. La vie d’un fleuve racontée en rythmes. Hypnotique.

Chopin, côté coulisses

Pascal Amoyel imagine une leçon de piano donnée par Chopin lui-même. Après Liszt et Beethoven, le pianiste-conteur récidive. Le compositeur polonais né sur les bords de la Vistule dévoilé en direct.

Pour les mômes (et les autres)

L’Ensemble Artifices d’Alice Julien-Laferrière plonge dans Les ondes de La Fontaine. Les fables mises en musique au XVIIIe siècle. Ludique, intelligent, jubilatoire.

L’Assemblée de Marie van Rhijn raconte les sirènes – mi-poisson, mi-oiseau – du baroque à aujourd’hui. Concert-histoire pour petites oreilles curieuses.

Visuel de Une : La Capella de la Torre de Katharina Bäuml  © Anna-Kristina Bauer.