Une vingtaine de lycéens ont été reçus ce jeudi 8 octobre 2026 au matin par Raphaël Muller, recteur de l’académie de Nantes, et Gilles Neuviale, directeur académique des services de l’Éducation nationale en Loire-Atlantique. Autour de la table, des membres du conseil académique de la vie lycéenne (CAVL) et des représentants des conseils de vie lycéenne (CVL) d’établissements nantais.
Les élèves sont venus avec leurs sujets
Les conditions matérielles d’étude. Les moyens alloués aux lycées, la santé mentale, l’éducation à la vie affective, relationnelle et à la sexualité. Le rectorat parle d’un « échange nourri ».
La rencontre s’est aussi tenue dans un climat tendu
Le recteur a condamné les violences et les dégradations, notamment au sein de l’espace scolaire, qu’il juge contraires à l’attachement des lycéens au service public d’éducation. Il a salué le travail des personnels de direction et de leurs équipes pour assurer la sécurité des biens et des personnes ces derniers jours. Le communiqué ne détaille ni les faits ni les établissements concernés.
Raphaël Muller a remercié les lycéens pour la qualité de l’échange et a rappelé son attachement à la démocratie scolaire. Les CVL sont actuellement en cours d’élection. Le recteur s’est engagé à veiller à leur bon fonctionnement et à la prise en compte de leurs propositions dans tous les lycées.
Il réunira le CAVL, émanation des CVL, dès son renouvellement, pour travailler régulièrement sur les préoccupations des lycéens. Il les a également invités à formaliser leurs attentes lors des temps de dialogue dans leurs établissements, puis à les transmettre via la plateforme nationale de consultation ouverte en début de semaine : https://www.agora.gouv.fr/consultations/lycee
Côté lycéens, le ressenti est tout autre
Un élu de 17 ans présent à la rencontre n’a pas du tout la même lecture de ces échanges. Il cite un exemple qui, pour lui, résume le peu d’écoute du recteur. Au lycée des Bourdonnières, les élèves se plaignent du prix de la cantine. La réponse du recteur, telle qu’il la rapporte : « Est-ce que c’est bon, au moins, ce qui vous est servi ? »
Le jeune homme n’attend pas grand-chose du CAVL, qui, selon lui, ne fonctionne pas au bout de dix ans. « J’ai l’impression que le recteur n’a rien à apporter de concret », dit-il. Un sentiment partagé, assure-t-il, par nombre de ses camarades.
Car le manque de moyens est criant à ses yeux. Des classes chargées, des professeurs absents. Des bâtiments vétustes dans des établissements comme La Colinière ou Camus. Au lycée Guist’hau, l’option cinéma a perdu l’un de ses deux postes de professeur.




