Saint-Nazaire

Municipales 2026 à Saint-Nazaire : Lutte ouvrière présente sa liste

Lutte ouvrière présente sa liste « le camp des travailleurs » pour les municipales de Saint-Nazaire en mars 2026. Eddy Le Beller, technicien aux Chantiers de l'Atlantique, mènera quatre candidats issus du monde du travail.

Municipales 2026 à Saint-Nazaire : Lutte ouvrière présente sa liste « le camp des travailleurs ».

Quatre candidats, dont deux salariés des Chantiers de l’Atlantique, mèneront la liste Lutte ouvrière aux élections municipales de Saint-Nazaire en mars 2026.

Eddy Le Beller, technicien aux Chantiers de l’Atlantique, conduira cette liste baptisée « le camp des travailleurs », aux côtés de Marie-France Belin, employée administrative retraitée, Sébastien Benoît, charpentier métaux aux Chantiers, et Annie Hervo, éducatrice retraitée.

Dans leur communiqué, les candidats définissent leur camp comme celui de « celles et ceux dont le travail crée toutes les richesses de la société », dénonçant l’accaparement de ces richesses par « la minorité de multimilliardaires qui imposent leurs choix au monde entier ».

Une critique frontale des priorités budgétaires

La liste pointe du doigt les choix d’investissement qu’elle juge incohérents : « On va consacrer des milliards pour construire un porte-avions à Saint-Nazaire, alors qu’on est incapable de faire fonctionner correctement un hôpital dont les urgences sont en permanence saturées. »

Sur le plan international, Lutte ouvrière dénonce « la guerre permanente que se mènent entre eux les grands fauves capitalistes pour s’approprier les ressources de la planète », citant en exemple Trump et le pétrole vénézuélien, ainsi que l’accord présumé avec Poutine concernant les terres rares en Ukraine.

Une voix indépendante revendiquée

Composée exclusivement de travailleuses et travailleurs, cette liste affirme vouloir « faire entendre une voix indépendante du grand patronat et de ses représentants politiques ».

Les candidats proclament que « toutes celles et ceux qui veulent vivre de leur travail, quelles que soient leur origine, forment une seule et même classe sociale, avec des intérêts communs », estimant que « cette force a les moyens de mettre en place une société débarrassée de l’exploitation capitaliste ».

Tout en reconnaissant qu’ « aucune élection n’a jamais permis d’abolir l’oppression », Lutte ouvrière justifie sa participation par la possibilité offerte de « s’exprimer et de dire ce que nous souhaitons pour l’avenir ».