Loire-Atlantique

Rassemblements du 24 octobre : le préfet interdit les manifestations dans cinq communes de Loire-Atlantique

Après les pillages du 17 octobre, le préfet de Loire-Atlantique interdit les manifestations ce samedi 24 octobre dans plusieurs secteurs de Nantes, Saint-Herblain, Saint-Nazaire, Trignac et Montoir-de-Bretagne. Il instaure aussi un couvre-feu pour les mineurs non accompagnés. Les organisateurs maintiennent leurs rendez-vous à Nantes.

Laurent Hottiaux, préfet de la Loire-Atlantique, a pris vendredi 23 octobre une série de mesures pour encadrer la journée de samedi. La préfecture rappelle que le 17 octobre, des groupes très mobiles ont attaqué des institutions publiques, pillé des commerces et agressé les forces de l’ordre.

Elle souligne que les rassemblements annoncés pour ce samedi sur les réseaux sociaux n’ont pas été déclarés : ni organisateur identifié, ni itinéraire, ni service d’ordre.

Côté manifestants, l’assemblée générale née de la journée du 17 octobre appelle à se retrouver samedi à 13 h à Nantes, en quatre points : place Viarme, place du Bouffay, place Bretagne et croisée des trams. Ces rendez-vous ont été relayés par Solidaires 44 et par le collectif Contre Attaque. Le 17 octobre, le cortège nantais avait réuni près de 20 000 personnes selon la préfecture, plus de 40 000 selon les syndicats.

Les zones interdites

Les manifestations sont interdites samedi de 10 h à 23 h 59 dans le centre-ville de Nantes et aux abords du centre commercial Atlantis, à Saint-Herblain, et du Bois Dormant. À Saint-Nazaire, l’interdiction couvre le centre-ville, ainsi que certains secteurs de Trignac et de Montoir-de-Bretagne, de 6 h à 23 h 59.

Sur l’ensemble du département, le port et le transport d’armes par destination, d’artifices, de carburant ou de récipients sans motif légitime sont interdits du vendredi 23 octobre à 20 h au lundi 26 octobre à 19 h. Les équipements de protection individuelle sont également prohibés samedi, de 6 h à 23 h 59, dans les zones concernées des cinq communes.

Couvre-feu pour les mineurs

De samedi 21 h à dimanche 6 h, les mineurs présents sur la voie publique dans certains secteurs de Nantes et de Saint-Nazaire devront être accompagnés d’un titulaire de l’autorité parentale. La préfecture appelle les parents à veiller à ce que leurs enfants ne soient pas impliqués dans les violences.

Les sanctions encourues

Participer à un rassemblement interdit expose à une contravention de 135 euros, l’organiser à six mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende. Se dissimuler le visage sans motif légitime dans une manifestation où surviennent des troubles est puni d’un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende.

La dégradation d’un bien public peut valoir jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende, l’outrage à une personne dépositaire de l’autorité publique un an et 15 000 euros, doublés s’il est commis en réunion.

Le préfet annonce un dispositif renforcé de policiers et de gendarmes, et prévient que les auteurs d’exactions seront interpellés et présentés à la justice.

Visuels : © EV & Alain Moreau

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