Tribune Libre

On n’entend plus siffler le train autour de Derval

Dans un courrier adressé à Actu44, Yves François, un Dervalais, file la métaphore ferroviaire pour dire son malaise depuis la fusion de 2017 qui a réuni les intercommunalités de Derval et de Châteaubriant.

« J’entends siffler le train », comme disait Richard Anthony dans sa chanson.

Il y a quelques années, lorsque la communauté de communes du secteur de Derval existait encore, avant la loi NOTRe datant de 2015 (merci Hollande), notre député-maire de Mouais, lors de ses discours ou allocutions, comparait souvent ce groupement de communes à un train dont Derval était la locomotive ! Mais ça ! C’était avant ! Depuis, les deux intercommunalités de Derval et Châteaubriant ont fusionné (en 2017), créant ainsi le plus grand EPCI du 44.

Difficile alors d’imaginer un train avec deux locomotives : Châteaubriant a donc pris la tête du train. Mais quid de Derval ?

Peut-être qu’elle est devenue un simple wagon ? Le premier wagon ? Rempli de charbon pour fournir de quoi avancer à cette nouvelle loco avec ses 26 wagons. Quel ensemble ! Quel train !

La métaphore était bonne… mais le lien entre les wagons est simplement dû à l’attelage, c’est bien sommaire, comme le lien entre ces communes d’est en ouest. Notre territoire a donc été annexé arbitrairement, preuve en est : le bâtiment administratif de Derval est devenu une « Annexe »…

Ce secteur est trop étendu et tout le problème est là : l’identité de chaque commune est diluée, perdue. D’ailleurs, des films flattant les pseudo-performances de ce train viennent meubler nos séances de conseils municipaux ou les vœux des maires ; les sujets communaux sont pourtant à mes yeux prioritaires dans ces moments. Difficile à suivre ! Où allons-nous ?

Les exemples des arguments sont légion…

Bref ! Tout ça pour vous dire qu’on n’entend plus siffler le train autour de Derval… La locomotive est trop loin !

Si seulement Nozay…

Yves François, un Dervalais dubitatif.

Visuel de Une : © Alain Moreau

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